Economies & sciences

Israël et les États-Unis vont créer en Israël un parc dédié aux semi-conducteurs et à l’IA

L'accord devrait être signer à la fin de la semaine à l'arrivée en Israël du sous-secrétaire d’État américain chargé des affaires économiques, Jacob Helberg,

3 minutes
13 janvier 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Israël et les États-Unis vont créer en Israël un parc dédié aux semi-conducteurs et à l’IA
Porte-parole de la Maison Blanche

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Israël et les États-Unis devraient signer à la fin de la semaine un mémorandum d’entente en vue de la création d’un parc industriel commun en Israël, baptisé Fort Foundry One, qui sera dédié au développement de projets dans les technologies des semi-conducteurs et de l’intelligence artificielle.
C’est ce qu’a révélé le sous-secrétaire d’État américain chargé des affaires économiques, Jacob Helberg, qui effectue cette semaine une visite au Moyen-Orient et devrait se rendre prochainement en Israël. Il est prévu que l’accord de coopération soit signé à son arrivée. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du programme Pax Silica, piloté par les États-Unis et officiellement lancé le 11 décembre 2025.

L’objectif de cette initiative est de sécuriser la chaîne d’approvisionnement technologique à l’ère de l’intelligence artificielle et de renforcer la coopération entre pays alliés, afin de permettre aux États-Unis de mieux rivaliser avec la Chine. Les pays fondateurs ayant participé au lancement du programme sont Israël, le Japon, la Corée du Sud, Singapour, le Royaume-Uni, l’Australie et les Pays-Bas. Il est à noter que l’Inde, l’Union européenne et le Canada ont pris part à l’événement en tant qu’observateurs.

L’initiative se concentre sur plusieurs axes de coopération : la protection de la chaîne d’approvisionnement, depuis l’extraction des minéraux jusqu’à la fabrication de semi-conducteurs et aux infrastructures de calcul ; la réduction de la dépendance technologique vis-à-vis de la Chine ; la sécurisation des infrastructures critiques telles que les câbles de communication sous-marins, les centres de données et les réseaux de fibre optique ; ainsi que la constitution d’un réseau de partenaires fiables pour le développement de logiciels et de modèles de langage fondamentaux.

Israël a rejoint, il y a trois semaines, la coalition Pax Silica, une initiative internationale visant à sécuriser les chaînes d’approvisionnement clés de l’intelligence artificielle et à instaurer un nouvel ordre technologique fondé sur la confiance et la résilience. Annoncée à Washington, cette adhésion confirme le rôle central d’Israël dans l’écosystème mondial de l’IA, grâce à son expertise en puces, cybersécurité et déploiement rapide de technologies avancées, malgré l’absence de ressources naturelles ou de grandes infrastructures industrielles.représente à la fois une reconnaissance et un renforcement de son statut de puissance technologique. L’initiative devrait permettre aux entreprises israéliennes d’accéder à de nouveaux marchés, à des investissements et à une coordination réglementaire avec les principales économies mondiales. En contrepartie, elle impliquera un alignement sur les restrictions américaines en matière d’exportation et de sécurité, notamment lorsqu’il s’agit de vendre des technologies au marché chinois.

Il convient de souligner qu’aucun détail précis n’a encore été communiqué concernant la nature exacte du projet, ses domaines d’activité prioritaires, ses sources de financement ou son mode de fonctionnement.

Parallèlement au partenariat avec Israël, les Émirats arabes unis et le Qatar ont rejoint l’initiative ces derniers jours. Helberg a expliqué que l’intégration des pays du Golfe s’explique par leur capacité à apporter des capitaux, des infrastructures énergétiques, logistiques et des centres de données — des éléments jugés essentiels au fonctionnement d’une industrie de l’IA avancée, ainsi qu’au soutien de la production et de l’assemblage de composants matériels.

Cette démarche s’inscrit également dans les efforts des États du Golfe visant à bâtir une économie technologique susceptible de réduire à terme leur dépendance aux revenus issus de l’extraction et de la vente de pétrole. Concrètement, Israël et le Qatar devraient ainsi se retrouver partenaires au sein d’un programme multinational consacré au développement d’infrastructures technologiques et de chaînes d’approvisionnement stratégiques.
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