Dans ce contexte tendu, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a réuni lundi soir le cabinet politico-sécuritaire pour un échange approfondi sur l’évolution de la situation en Iran et sur les conséquences possibles d’une action militaire américaine, tant pour Israël que pour la stabilité régionale.
Selon de hauts responsables politiques à Jérusalem, les ministres ont été informés d’évaluations évoquant un risque de déstabilisation, voire de chute du régime des ayatollahs. À leurs yeux, Donald Trump pourrait prendre une décision militaire après avoir gelé les négociations avec Téhéran. Le calendrier et l’ampleur d’une telle opération demeurent toutefois inconnus à ce stade. Ces mêmes sources soulignent l’existence d’une coordination étroite et continue entre Washington et Jérusalem.
Parallèlement, de hauts responsables sécuritaires estiment qu’une frappe américaine d’envergure pourrait entraîner des tirs de missiles balistiques et de drones en direction d’Israël. L’État hébreu se dit néanmoins prêt, tant sur le plan défensif qu’offensif, y compris face à la possibilité d’attaques visant des intérêts israéliens ou juifs à l’étranger.
Selon ces sources, le régime iranien reste pour l’heure relativement stable, malgré un vaste mouvement de contestation qui dure depuis près de trois semaines. Elles considèrent toutefois qu’une action militaire américaine pourrait constituer un facteur déterminant pour freiner la répression, les violences et les massacres imputés au pouvoir en place. Une telle intervention pourrait aussi galvaniser les manifestants et élargir la mobilisation dans l’objectif d’affaiblir le régime des ayatollahs.
À ce stade, les appareils sécuritaires iraniens continuent d’afficher leur loyauté envers le Guide suprême, Ali Khamenei, sans signe notable de défections. Le mouvement de protestation demeure par ailleurs dépourvu de direction centrale et n’est pas encore parvenu à paralyser les infrastructures vitales de l’État.
Enfin, selon l’évaluation des services de sécurité israéliens, les capacités militaires de l’Iran ont été sérieusement amoindries à la suite des combats de juin dernier, en particulier après les frappes israéliennes contre les systèmes de missiles balistiques et les défenses aériennes. Les alliés régionaux de Téhéran – Hezbollah, Hamas et Houthis – ont eux aussi subi des revers significatifs, limitant leur capacité à venir en aide au régime iranien en cas de menace directe contre sa stabilité.
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