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Quel est l'état d'esprit à Jérusalem alors que les négociations reprennent à cette heure à Genève ?

L'hypothèse d’un échec des négociations de Genève domine, une attaque américaine contre l’Iran est jugée plausible avec le risque quasi certain d’une riposte contre Israël et d’une entrée en scène des proxys régionaux.

2 minutes
26 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Quel est l'état d'esprit à Jérusalem alors que les négociations reprennent à cette heure à Genève ?
En cas de frappes américaines, une riposte contre Israël quasi-certaine, sans crédit

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Malgré la reprise des négociations entre Washington et Téhéran à Genève, les autorités israéliennes se préparent à un scénario d’effondrement des pourparlers. À Jérusalem, l’estimation est claire : si les États-Unis frappent l’Iran, Téhéran ripostera contre Israël. Selon les évaluations sécuritaires, l’Iran considère qu’une attaque américaine viserait aussi, indirectement, à défendre Israël. Dans ce contexte, une réponse iranienne sur le territoire israélien apparaît hautement probable.

Les regards se tournent également vers les alliés régionaux de Téhéran. Les responsables israéliens estiment que les Houthis au Yémen et le Hezbollah au Liban ne resteraient pas en retrait. L’armée israélienne a d’ailleurs frappé ce jeudi huit camps de la force Radwan, l’unité d’élite du Hezbollah, dans la région de Baalbek. À Jérusalem, on considère que le mouvement chiite, en phase de reconstruction, aurait cette fois de fortes raisons d’entrer dans la confrontation.

Israël suit de près les efforts iraniens pour rétablir ses capacités militaires, notamment dans le domaine balistique et des systèmes de défense aérienne. Si la reconstruction n’est pas complète, la dynamique est réelle, avec des transferts d’armements et une coopération accrue, notamment avec la Chine.

La question stratégique est désormais posée : Israël profiterait-il d’une frappe américaine pour « régler ses comptes » sur l’ensemble des fronts ? L’option est étudiée. Mais Benyamin Netanyahou a fixé une ligne claire : Israël ne prendra pas l’initiative d’une guerre. En revanche, toute attaque contre son territoire entraînera une réponse d’une ampleur bien supérieure à celle anticipée par ses adversaires.

Dans l’hypothèse d’une action militaire, la coordination avec Washington apparaît comme le scénario le plus probable. Le déploiement récent de moyens américains avancés dans la région suggère une logique de complémentarité stratégique plutôt qu’une attente que l’État hébreu ouvre le feu en premier.

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