International

L’ONU veut placer Israël sur une liste noire liée aux violences sexuelles en guerre : colère de Jérusalem

Israël dénonce une décision « politique » et accuse l’ONU d’ignorer les preuves transmises par l’État hébreu.

3 minutes
28 mai 2026

ParDelphine Miller

L’ONU veut placer Israël sur une liste noire liée aux violences sexuelles en guerre : colère de Jérusalem
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L’ONU s’apprêterait à inscrire des organismes israéliens sur sa liste noire annuelle liée aux violences sexuelles dans les zones de conflit, aux côtés d’organisations terroristes comme le Hamas et Daech. À Jérusalem, cette décision provoque une vive colère : Israël y voit une démarche politique, détachée des faits, et une nouvelle illustration du biais de l’ONU contre l’État hébreu.

Cette « liste noire » est publiée chaque année par le secrétaire général des Nations unies. Elle recense des États, armées, milices ou organisations terroristes accusés d’avoir commis ou toléré des violences sexuelles dans le cadre d’un conflit armé. Elle n’entraîne pas automatiquement de sanctions, mais son impact diplomatique est considérable : les entités qui y figurent sont publiquement associées à des accusations extrêmement graves.

Selon les informations rapportées par plusieurs médias israéliens, les accusations visant Israël concernent principalement le traitement de détenus palestiniens dans certaines prisons et centres de détention depuis le début de la guerre. L’ONU évoque notamment des allégations de fouilles à nu humiliantes, d’actes de nudité forcée, de menaces à caractère sexuel et, dans certains cas, de violences sexuelles présumées. Une partie des accusations concernerait le centre de détention de Sde Teiman, déjà critiqué à l’international ces derniers mois.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon, a vivement dénoncé une « décision politique », selon lui « détachée des faits et de la réalité ». Il affirme qu’Israël a transmis à l’ONU des documents, des preuves et des réponses détaillées concernant chaque accusation, et que l’État hébreu avait même invité les représentants onusiens à venir examiner la situation sur le terrain.

« Quand les faits ne correspondent pas au récit, l’ONU change simplement le récit », a déclaré Danon. Selon lui, l’ONU a choisi d’ignorer les éléments fournis par Israël pour maintenir une ligne accusatoire déjà établie.

Israël rejette l’idée d’une politique systématique de violences ou d’abus dans ses centres de détention. Jérusalem affirme que certains incidents signalés font l’objet d’enquêtes internes, mais accuse l’ONU de transformer des accusations contestées en outil de pression politique.

Cette décision intervient alors que le Hamas a lui aussi été mentionné par l’ONU pour des violences sexuelles liées aux massacres du 7 octobre et aux otages. Pour Israël, le fait d’apparaître dans le même cadre que l’organisation terroriste responsable des atrocités du 7 octobre constitue une grave distorsion morale.

Danny Danon a assuré qu’Israël continuerait à « défendre la vérité » sur toutes les tribunes internationales. À Jérusalem, cette affaire est désormais perçue comme un nouveau front diplomatique dans la guerre menée contre Israël au sein des institutions internationales.

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