Le déficit commercial d’Israël s’est établi à 10,2 milliards de shekels en décembre 2025, selon les données publiées par la Bureau central des statistiques. Les exportations ont atteint 18,1 milliards de shekels, tandis que les importations se sont élevées à 28,3 milliards, confirmant le maintien d’un déséquilibre marqué dans le commerce des marchandises, malgré une reprise de l’activité au dernier trimestre de l’année.
Sur l’ensemble de l’année 2025, les exportations israéliennes ont totalisé 193,8 milliards de shekels, contre 209,4 milliards en 2024. Dans le même temps, les importations ont atteint 326,9 milliards de shekels. Résultat : le déficit annuel du commerce des biens s’est creusé à 133,1 milliards de shekels, contre 126,9 milliards l’année précédente.
Les données de tendance pour le quatrième trimestre 2025 indiquent toutefois un redressement notable. Les exportations de marchandises – hors navires, avions et diamants – ont progressé à un rythme annuel d’environ 11%, après un repli observé au trimestre précédent. Les importations ont suivi une trajectoire comparable, avec une hausse annuelle de 11,1%.
Dans le secteur du transport et de la logistique, ces chiffres sont interprétés comme le signe d’un retour progressif des flux de marchandises, tant par voie maritime qu’aérienne, après une longue période d’incertitude liée à la guerre et à ses répercussions sur l’économie.
L’exportation industrielle demeure le pilier du commerce extérieur israélien. En décembre, environ 95% des exportations relevaient de l’industrie. Les performances les plus marquantes concernent les industries de haute technologie, notamment la fabrication de composants et de cartes électroniques, dont les exportations ont bondi de 42,9% en rythme annuel. Les exportations de véhicules et de matériels de transport ont également enregistré une progression spectaculaire de 44,5%.
Selon les acteurs du secteur, cette dynamique soutient la demande en fret aérien, en particulier vers l’Amérique du Nord et l’Europe, en raison de la forte valeur des marchandises, de leur sensibilité aux délais et de l’intégration dans des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Du côté des importations, la hausse la plus significative concerne les biens d’investissement, en augmentation de 35,4% en rythme annuel au dernier trimestre de 2025. Les voitures particulières destinées à un usage professionnel se distinguent avec un bond de 66%. Parallèlement, les importations de matières premières ont renoué avec la croissance après plusieurs mois de recul.
Les professionnels du secteur estiment que cette évolution devrait se traduire par une intensification de l’activité portuaire, une augmentation du traitement des conteneurs et des cargaisons générales, ainsi qu’un renforcement des opérations dans les plateformes logistiques et le transport terrestre.
Le Bureau central des statistiques souligne enfin que les résultats de décembre ont également été influencés par les variations des taux de change, notamment l’appréciation du shekel face au dollar et à d’autres devises, un facteur ayant un impact direct sur les volumes d’importation et d’exportation.
Les données pour l’année 2025 restent provisoires. Les chiffres définitifs seront publiés en mai 2026.
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