C'est peut-être une opération de renseignement d'un nouveau genre qui s'est déroulée dans le Golfe persique et qui pourrait avoir changé la donne dans le bras de fer entre l'Occident et l'Iran. Alors que Téhéran se préparait à ce qu'il croyait être une attaque imminente, les services de renseignement occidentaux observaient chacun de ses mouvements.
Une mobilisation totale observée en temps réel
Dans la nuit de mercredi à jeudi, l'Iran s'est retrouvé en état d'alerte maximale. Les signaux d'une frappe imminente se multipliaient : évacuation des bases américaines au Qatar, déclarations officielles de la Maison Blanche. Face à cette menace, les autorités iraniennes ont déclenché leur protocole d'urgence le plus récent.
Ces nouvelles procédures défensives, élaborées depuis six mois en réponse à l'opération "Eveil du lion" lancée par Israël en juin dernier, incluent des positions de repli pour les hauts responsables du régime, des systèmes de communication cryptés résistants aux cyberattaques, et un déploiement militaire basé sur une doctrine entièrement repensée.
Un piège qui révèle les faiblesses
Il s'agissait cependant d'une fausse alerte. Pendant que l'Iran activait l'ensemble de son dispositif d'urgence, convaincu que les missiles étaient en route, les États-Unis et leurs alliés stratégiques restaient en observation. Grâce à leurs satellites, leurs capacités d'interception électromagnétique et leurs technologies de surveillance avancées, les services occidentaux ont pu cartographier en direct la réponse iranienne.
Cette mobilisation a révélé des informations cruciales : les véritables lieux de repli des dirigeants, l'organisation de la chaîne de commandement en cas de rupture des communications, et les points faibles des nouveaux protocoles d'urgence. Désormais conscient qu'il s'agissait d'un leurre, le régime iranien fait face à un dilemme : il n'a plus le temps de revoir entièrement son dispositif. Ses cartes sont découvertes.
Une stratégie de la tension
L'administration Trump aurait ainsi réussi, par une approche non conventionnelle, ce que des centaines de missions de reconnaissance n'auraient pu accomplir : forcer l'adversaire à révéler ses dispositions défensives par la simple crainte d'une attaque. Cette opération psychologique évite un engagement militaire direct tout en fournissant des renseignements précieux pour d'éventuelles opérations futures.
Les Iraniens, qui pensaient avoir tiré les leçons de leurs précédentes vulnérabilités en renforçant leurs défenses, découvrent que leurs nouvelles protections restent transparentes aux yeux de leurs adversaires. Pendant que Téhéran tente de déterminer s'il doit se sentir soulagé ou humilié, Washington et ses alliés disposent désormais de renseignements en temps réel d'une précision inégalée.
Si l'Iran peut se féliciter ce matin de n'avoir subi aucune frappe, cette nuit pourrait s'avérer bien plus coûteuse qu'une attaque conventionnelle : elle a révélé exactement où et comment le régime se protège en cas de crise majeure.
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