Sécurité

Conseil de paix pour Gaza : coalition et opposition s'en prennent à Netanyahou

Yair Lapid a accusé Netanyahou de « mettre en danger la sécurité d’Israël » en autorisant l’implication du Qatar et de la Turquie

3 minutes
17 janvier 2026

ParJohanna Afriat

Conseil de paix pour Gaza : coalition et opposition s'en prennent à Netanyahou
Yair Lapid Photo by Chaim Goldberg/Flash90

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L'annonce par Washington de la composition du Conseil de paix pour Gaza incluant le Qatar et la Turquie suscite de très vives réactions dans les rangs de l'opposition, mais également de la coalition. Le chef de l’opposition, Yaïr Lapid, a vivement attaqué le Premier ministre Benyamin Netanyaho, et proposé en alternative que l’Égypte administre Gaza pour une période de quinze ans, en coordination sécuritaire avec Israël, et procède au désarmement du Hamas.

Dans un communiqué, Lapid a accusé Netanyahou de « mettre en danger la sécurité d’Israël » en autorisant l’implication de pays qu’il qualifie de « partenaires idéologiques du Hamas et des Frères musulmans ». « Depuis un an, je répète qu’il existe une solution : confier la gestion de Gaza à l’Égypte. Si nous ne le faisons pas, la Turquie et le Qatar entreront à Gaza. C’est exactement ce qui s’est produit », a-t-il déclaré.

L'ancien Premier ministre Naftali Bennett, a renchéri : "L'intervention du Qatar et de la Turquie à Gaza est une récompense pour le Hamas suite au massacre du 7 octobre et un danger pour la sécurité d'Israël."

Selon une source américaine, Israël aurait été informé à l’avance de l’ensemble de ces annonces, une version qui contredit directement un communiqué publié samedi soir par le bureau du Premier ministre israélien, affirmant que la composition du comité exécutif de Gaza n’avait pas été coordonnée avec Israël et allait à l’encontre de sa politique.

En Israël, la présence du ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, au sein du Conseil pour la paix à Gaza est perçue comme une provocation. Jérusalem s’oppose depuis le départ à toute implication de ce pays, notamment au sein d’une éventuelle force multinationale à Gaza, opposition qui, selon les autorités israéliennes, aurait été acceptée par Washington.

Les ministres d'extrême droite, Bezalel Smotrich et Itamar Ben-Gvir, ont eux aussi vivement critiqué Netanyahou. Smotrich a dénoncé le « refus du Premier ministre d’établir un gouvernement militaire à Gaza », estimant qu’Israël aurait dû prendre le contrôle total de l’enclave et relancer l'implantation juive afin de garantir sa sécurité à long terme. Ben-Gvir, tout en soutenant publiquement Netanyahou, a appelé à une reprise des combats avec une intensité accrue pour atteindre « l’objectif central de la guerre : la destruction du Hamas ».

De son côté, Gadi Eisenkot, président du parti d'opposition Yashar!, a accusé Netanyahou d’avoir « perdu le contrôle » de la situation. « Le manque de décision stratégique sur l’avenir de Gaza a conduit à une réalité où d’autres pays, dont la Turquie et le Qatar, dirigent Gaza sans l’aval d’Israël », a-t-il déclaré, évoquant une transition imposée par la communauté internationale après les opérations militaires.

Malgré les protestations officielles attendues, notamment par la voix du ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar, Israël ne devrait pas, selon les estimations, s’opposer frontalement aux États-Unis dans la mise en œuvre de la phase II du plan pour Gaza.

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