Société

Crèche de Jérusalem : la colère monte, la responsabilité au cœur du débat

Après la mort de deux nourrissons, la tragédie dépasse le seul cadre du drame sanitaire et ravive une controverse politique sensible.

2 minutes
19 janvier 2026

ParDelphine Miller

Crèche de Jérusalem : la colère monte, la responsabilité au cœur du débat
Photo : Chaim Goldberg/Flash90

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Après le drame survenu dans un complexe de garderies illégales du quartier de Romema à Jérusalem, où 53 enfants ont été pris en charge par les secours et deux nourrissons sont décédés, vraisemblablement après une intoxication liée à un appareil de chauffage, le député Yoav Ben Tzur (Shas) a mis en cause les décisions du système juridique. Tzur affirme que « des enfants sans défense ont payé de leur vie des décisions coercitives et irresponsables », visant directement la Procureure générale, Gali Baharav-Miara. Tzur explique avoir multiplié les avertissements auprès des autorités, affirmant que la suppression des subventions pour les garderies destinées aux familles d’étudiants de yeshivot aurait poussé des milliers de parents vers des structures non supervisées. Il dit avoir transmis « des dizaines de documents écrits et juridiquement étayés » pour alerter sur les risques liés à l’absence de contrôle dans ces cadres privés.

Cette prise de position relance un débat sensible en Israël sur le lien entre politiques sociales, supervision des établissements accueillant de jeunes enfants et sécurité sanitaire. Tandis que l’enquête se poursuit pour déterminer les causes exactes de l’incident, plusieurs responsables politiques appellent à renforcer les inspections et à revoir les critères de financement des garderies reconnues, afin d’éviter que des familles se tournent vers des solutions informelles faute d’alternative.

Au-delà de la polémique politique, le Conseil national pour la protection de l’enfance a appelé à une enquête immédiate sur les conditions d’exploitation de la crèche et sur le respect des normes de sécurité, soulignant la nécessité d’empêcher toute activité de garde sans autorisation officielle. Les autorités éducatives et policières doivent désormais établir si des négligences graves ont contribué au drame, tandis que la question du contrôle des structures privées et du financement des garderies reste au centre d’un débat public particulièrement sensible en Israël.


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