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Uber bientôt en Israël  : la Knesset valide une première étape législative

"La réalité économique nous oblige à intégrer Uber", a déclaré la ministre des Transports

3 minutes
21 janvier 2026

ParJohanna Afriat

Uber bientôt en Israël  : la Knesset valide une première étape législative
Transport Uber Photo : iStock

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Le plénum de la Knesset a adopté ce mercredi en première lecture un projet de loi transpartisan visant à réguler et ouvrir le marché israélien des transports partagés, permettant à des services de type Uber de s’implanter dans le pays. L’initiative, portée par les députés Eitan Ginsburg (Bleu et Blanc) et Moshe Pasal (Likoud), a reçu un large soutien de la coalition et de l’opposition, ainsi que l’aval des ministres des Transports et des Finances.

La loi prévoit une réforme du Code de la route afin d’encadrer le covoiturage payant. Elle définit les conditions de conduite, l’assurance obligatoire, la transparence tarifaire et l’évaluation des conducteurs. Un mécanisme de « fonds de remboursement » est également prévu pour indemniser les chauffeurs de taxi titulaires de licence et garantir une concurrence équitable.

Après le vote, Eitan Ginsburg a souligné l’importance de cette avancée : « L’adoption de cette loi envoie un message clair : l’heure d’Uber est arrivée. Elle ouvrira le marché à la concurrence et améliorera la vie des Israéliens, comme cela se fait déjà en Europe et aux États-Unis. » De son côté, Moshe Pasal a insisté sur les bénéfices attendus : baisse des prix, meilleure qualité de service et réduction du nombre de véhicules privés, tout en protégeant les chauffeurs de taxi.

La ministre des Transports, Miri Regev, a confirmé que le gouvernement soutiendrait pleinement l’arrivée d’Uber. Dans une interview, elle a déclaré : « La réalité économique nous oblige à intégrer Uber. Nous indemniserons les chauffeurs de taxi et veillerons à ce qu’ils participent au processus de manière équitable. »

Mais le projet suscite une forte opposition. Yehuda Bar Or, président du syndicat des chauffeurs de taxi, avertit : « Cette loi risque de créer le chaos sur les routes et de mettre en danger les passagers. Nous contestons ce projet et ferons tout pour l’arrêter judiciairement, comme en 2017. »

Le texte prévoit toutefois une conciliation entre nouveaux entrants et taxis existants. Les taxis agréés pourront continuer à circuler et certains pourront être intégrés aux applications de covoiturage, recevant une compensation financière si leur licence est rachetée.

Lors de sa première tentative d’implantation en Israël, Uber avait essuyé un accueil difficile, marqué par des obstacles juridiques et une forte opposition du secteur des taxis. La société avait commencé à promouvoir ses services dès 2014, en lançant notamment des pilotes à Tel Aviv, comme « Uber Night », qui permettait à des conducteurs privés d’emmener des passagers la nuit en facturant des frais d’entretien plutôt qu’un tarif officiel, dans une tentative d’éviter les restrictions légales.

Face aux nombreuses plaintes du puissant syndicat des chauffeurs de taxi et à une enquête du ministère des Transports, une cour de Tel Aviv avait finalement ordonné l’arrêt de ces services en 2017, estimant que l’entreprise opérait sans licence adéquate et violait la loi israélienne sur le transport rémunéré de passagers.

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