Ces dernières heures, le puissant porte-avions américain Abraham Lincoln est arrivé dans le golfe Persique, marquant une escalade spectaculaire des préparatifs militaires des États-Unis dans la région. À bord, des avions furtifs F-35 et des systèmes de guerre électronique de pointe, accompagnés de navires dotés d’une puissance de feu dévastatrice, renforcent un dispositif déjà sans précédent.
Le Moyen-Orient est en proie à de fortes turbulences, alors que Washington semble se préparer à une opération d’ampleur inédite contre l’Iran. Sur le terrain, une concentration massive de forces et un effort logistique exceptionnel se déploient sur plusieurs fronts stratégiques.
À l’ouest, la Jordanie est devenue le théâtre d’opérations le plus important. Selon le site Walla, la base militaire au nord du royaume, accueillant des dizaines de F-15 conçus pour frapper des cibles terrestres, se transforme en « porte-avions terrestre » pour l’armée américaine. Les avions et équipements, arrivés directement de Grande-Bretagne avec ravitailleurs et matériel technique, signalent un déploiement offensif et non simplement défensif.
Dans le sud, un mouvement inhabituel d’avions de transport et d’équipements lourds vers Diego Garcia, dans l’océan Indien, renforce la capacité de projection américaine, ce site étant traditionnellement réservé au décollage de bombardiers stratégiques B-52 et B-2.
Au total, les États-Unis ont désormais plus de troupes au Moyen-Orient que pendant la première et la deuxième guerre du Golfe ainsi que la guerre d’Irak réunies. Ces dernières 36 heures ont vu le déploiement de 12 C-17 Globemaster, trois ravitailleurs militaires et plusieurs escadrons de F-18 dans la région.
La coordination sécuritaire entre Washington et Jérusalem atteint également un niveau inédit. Un haut responsable israélien a confié à Walla que le travail quotidien avec le Commandement central américain (CENTCOM) vise à améliorer le renseignement, les systèmes d’alerte contre missiles et drones, et l’optimisation des mouvements aériens et maritimes.
Le choix de la Jordanie comme base avancée confère un avantage stratégique, offrant un délai d’alerte suffisant face aux missiles iraniens, contrairement aux bases du Qatar et de Bahreïn dont la présence américaine est progressivement réduite.
Dans ce contexte de fortes tensions, le président Donald Trump continue de distiller des messages ambiguës. Lors du lancement du « Conseil de paix » qu’il préside, il a affirmé que « l’Iran veut négocier et négociera », tout en restant vague sur ses plans militaires : « Je ne veux pas entrer dans les détails des mesures que je pourrais prendre, nous verrons ce qui se passera. »
POUR VOUS INSCRIRE A LA NEWSLETTER CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael