Bien qu’il ne fasse plus partie du gouvernement, Ron Dermer a été chargé par Netanyahou de piloter le « dossier libanais » depuis le début de la guerre régionale. Il participe régulièrement aux réunions du cabinet de sécurité et devrait représenter Israël dans d’éventuelles discussions avec Beyrouth. Selon des sources israéliennes citées par CNN, cette visite aurait eu lieu au cours des deux dernières semaines, dans un contexte marqué par l’extension du conflit après l’entrée du Hezbollah dans la confrontation.
Du côté libanais, des responsables évoquent la préparation d’une délégation de négociation. Le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam étudieraient la possibilité de discussions indirectes avec Israël. Si elles avaient lieu, ces discussions pourraient constituer un moment diplomatique historique, certains responsables libanais n’excluant plus l’idée d’une normalisation à long terme.
Interrogé sur ces informations, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Saar a toutefois rejeté l’idée de négociations directes imminentes : « La réponse est non ». En visite dans la localité de Zarzir près de Nazareth - touchée récemment par un missile iranien - Saar a insisté sur la responsabilité de l’État libanais. Selon lui, Beyrouth doit agir pour mettre fin aux attaques du Hezbollah depuis le territoire libanais.
Les efforts diplomatiques impliqueraient également les États‑Unis et la France, qui tenteraient d’organiser une rencontre entre représentants israéliens et libanais afin d’éviter une escalade et une offensive terrestre israélienne au Liban. Du côté américain, l’initiative serait notamment suivie par Jared Kushner, chargé de faciliter d’éventuels contacts.