International

Les cibles que pourraient viser les Etats-Unis en Iran

Si l'ayatollah Khamenei est la cible numéro 1, d'autres sont sur la table.

3 minutes
25 janvier 2026

ParGuitel Benishay

Les cibles que pourraient viser les Etats-Unis en Iran
Photos: Réseaux sociaux arabes

Désolé, votre navigateur ne supporte pas la synthèse vocale.

Si l'offensive devait se concrétiser, les stratèges américains disposent déjà d'un catalogue détaillé de cibles au cœur du régime iranien.

En première ligne figurent les dirigeants des Gardiens de la Révolution et des Bassidj, ces forces paramilitaires déjà frappées par les sanctions occidentales depuis des années. S'y ajoutent des sites stratégiques identifiés comme les points faibles de la République islamique.

La cible prioritaire demeure évidemment le Guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, tenu pour responsable du massacre de milliers de civils. À 87 ans, cet homme règne sur l'Iran depuis 36 ans, imposant sa ligne sur le programme nucléaire, le soutien aux organisations terroristes régionales et la répression impitoyable de son propre peuple.

Autre figure majeure dans le viseur : le nouveau commandant des Gardiens de la Révolution, Mohammad Pakpour. La semaine dernière encore, il menaçait, affirmant que son organisation gardait "le doigt sur la gâchette" et mettait en garde Washington et Jérusalem contre tout faux pas. Cette force de 190000 hommes constitue l'épine dorsale du régime. Pakpour a hérité du poste après l'élimination de l'état-major militaire iranien lors de l'opération Eveil du Lion. S'il devait être éliminé, un successeur serait trouvé, mais l'impact moral et tactique paralyserait temporairement l'organisation. Les analystes israéliens estiment d'ailleurs que les éliminations ciblées durant l'opération Am Kelavi ont frappé durement le régime.

Autour de Pakpour gravitent d'autres fidèles de Khamenei : Gholam Ali Rashid, chef d'état-major d'urgence nommé après l'élimination de ses deux prédécesseurs ; le commandant de l'armée Amir Hatami, ancien Bassidj intégré aux forces régulières par le Guide lui-même ; et Abd al-Rahim Mousavi, chef d'état-major général des forces armées et des Gardiens.

Si l'administration Trump veut frapper l'appareil répressif, elle visera Gholamreza Soleimani, commandant des Bassidj – sans lien de parenté avec Qassem Soleimani, l'ancien chef de la Force Qods éliminé. Sous sanctions occidentales, Gholamreza dirige depuis 2019 cette milice civile spécialisée dans la répression brutale des manifestations. Il se vantait récemment que ses hommes opèrent désormais bien au-delà des frontières iraniennes, au Liban, au Yémen, en Irak et en Syrie.

Autre cible potentielle : Esmaïl Qaani, commandant actuel de la Force Qods. Malgré les sarcasmes sur ses capacités limitées, il orchestrerait le recrutement de miliciens chiites irakiens pour mater les protestations. Des milliers d'entre eux auraient franchi la frontière après sa visite à Bagdad pour des consultations avec les chefs de milices.

Ali Shamkhani, responsable du dossier nucléaire et conseiller de Khamenei, figure également sur la liste. Ancien commandant de la marine puis ministre de la Défense, il a survécu à une frappe lors de l'opération Eveil du Lion.

Au-delà des hommes, les sites stratégiques sont aussi des cibles potentielles. À Téhéran, les quartiers généraux du Conseil de sécurité nationale, des Bassidj, de la police, du renseignement et de la compagnie pétrolière nationale constituent des objectifs de premier ordre.

Les réserves pétrolières, concentrées dans la province du Khouzistan à l'ouest, près de la frontière irakienne, représentent une cible encore plus sensible. Leur destruction provoquerait l'effondrement d'une économie déjà exsangue.

POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIl CLIQUEZ ICI https://israj.media-j.com/newsletter

POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael 

ActuJ
Tags