Le rapport dresse un panorama détaillé des évolutions démographiques, économiques, sociales et psychologiques, tout en mettant en lumière une société profondément éprouvée mais loin d’être brisée.
Un lourd tribut humain, mais une stabilité démographique
En 2023, 1 377 personnes ont été tuées lors de l’attaque du 7 octobre et au cours de l’année, dont 828 civils et 509 soldats. En 2024, le nombre de morts liés à la guerre a nettement reculé, avec 406 victimes, dont 96 civils et 310 soldats.
L’espérance de vie a légèrement baissé, passant de 83,8 ans en 2023 à 83,4 ans en 2024 -hors victimes de guerre.
Côté déplacements, le nombre de personnes évacuées des localités du pourtour de Gaza a chuté de 76 800 à seulement 4 400 au cours de l’année. À l’inverse, le front nord a connu une aggravation : le nombre d’évacués est passé de 51 900 fin 2023 à 63 100 fin 2024, tous issus de localités situées à moins de cinq kilomètres de la frontière libanaise.
Une société mobilisée et étonnamment satisfaite
Malgré le contexte sécuritaire et social, 91,1 % des Israéliens âgés de 20 ans et plus déclarent être satisfaits ou très satisfaits de leur vie en 2024, un niveau comparable aux années précédentes. Autre indicateur fort : 30 % de la population a participé à des activités de bénévolat, un record historique. Cette mobilisation s’est concentrée sur l’aide aux personnes évacuées, le soutien à l’agriculture et l’assistance aux soldats.
Marché du travail fragilisé, reprise partielle en 2025
Le taux d’emploi national est passé de 61,3 % en 2023 à 60,8 % en 2024. La chute est plus marquée dans les zones proches des frontières : près de la frontière libanaise, de 63,0 % à 58,2 % ; dans les localités jouxtant Gaza, de 74,2 % à 67,1 %.
Le nombre de travailleurs palestiniens a fortement diminué, passant de 128 100 à 41 200 au quatrième trimestre 2023, tandis que le nombre de travailleurs étrangers a augmenté, de 132 300 à 165 200 en un an.
Dans les localités du pourtour de Gaza, une reprise est toutefois observée début 2025 : le taux d’emploi est remonté à 73,1 % au premier trimestre, se rapprochant des niveaux d’avant-guerre.