Hier soir (mardi), lors de sa conférence de presse, le Premier ministre Netanyahou a révélé que l'embargo partiel décidé par l'administration Biden pendant la guerre avait causé la mort de plusieurs soldats israéliens.
"À un certain moment de la guerre, nous n'avions pas assez de munitions, et des combattants sont tombés. Une partie de cette pénurie de munitions est également venue à la suite d'un embargo - cela a changé du tout au tout avec l'arrivée du président Trump", a-t-il raconté. On se souvient des prises de paroles de Netanyahou en pleine guerre reprochant à l'administration Biden son refus de livrer certaines armes et matériel et déclarant: ''Nous nous battrons avec nos ongles s'il le faut''.
Il a ensuite rappelé son ambition de rendre Israël indépendant sur le plan sécuritaire : "Mais nous avons atteint une maturité sécuritaire - nous devons avoir notre propre industrie d'armement. Et j'ai l'intention dans une décennie de nous libérer complètement de la composante financière de l'aide sécuritaire américaine, qui s'élève actuellement à 4 milliards de dollars. Je veux que nous fassions passer nos relations avec les États-Unis de relations d'assistance à des relations de partenariat - investissements conjoints, développement et production conjoints".
Cette critique sévère de l'attitude de l'ancien Président américain n'a pas plu à Brett Mc Gurk, le conseiller politique de la Maison Blanche pour le Moyen-Orient sous Biden. Ce dernier a rejeté les accusations de Binyamin Netanyahou: "Cette déclaration de Netanyahou est totalement mensongère. Biden a terminé son mandat alors qu'il y avait un cessez-le-feu à Gaza et que les otages rentraient chez eux, un cessez-le-feu au Liban avec le Hezbollah vaincu, et l'Iran se trouvait dans sa position de faiblesse la plus grande depuis 1979 après deux tentatives ratées de tirs de missiles - grâce au déploiement des forces de l'armée américaine et à une réponse coordonnée qui a détruit les systèmes de défense aérienne de l'Iran. L'engagement du président Biden envers la sécurité d'Israël, y compris l'aide militaire américaine, a été sans compromis tout au long de la guerre''.
Pour Amos Hochstein, émissaire de Biden au Proche-Orient: ''Il n'y a qu'un mot à dire à Biden - Merci''.
Le journaliste Amit Segal a tenu à publier un ''fact checking'' après cet échange indirect entre Netanyahou et les conseillers de Joe Biden. Voilà les faits qu'il rappelle: ''Biden a imposé un embargo partiel sur les armes à Israël, a arrêté le transfert de bulldozers pour lesquels Israël avait payé ce qui a conduit à mettre en danger des soldats et a été à l'origine de la mort de certains d'entre eux, a fait que Tsahal entre à Rafah alors que les chars ne disposaient pas de suffisamment d'obus, cela aussi a conduit à mettre en danger des soldats et a été à l'origine de la mort de certains d'entre eux''.
Le journaliste poursuit: ''Biden s'est opposé à l'élimination de Nasrallah, son secrétaire à la Défense a laissé éclater sa colère lorsque Gallant lui a annoncé par téléphone que nos avions avaient éliminé le chef du Hezbollah. L'Iran n'était pas plus faible que jamais lorsque Biden est parti, mais au contraire - suffisamment confiant pour tirer deux salves sur Israël.
Nous avons tous plus d'un an, donc nous étions là quand cela s'est passé, pas besoin de nous couvrir de mensonges et de propagande''.
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