Moyen-Orient

Le Hezbollah au bord de l'implosion?

Selon plusieurs sources, le chaos règne au sein de l'organisation terroriste au Liban.

2 minutes
28 janvier 2026

ParGuitel Benishay

Le Hezbollah au bord de l'implosion?
Photo: IStock

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Entre mutineries internes, échecs militaires et désaveu de Téhéran, Naïm Qassem, le nouveau chef du Hezbollah a du mal à s'imposer comme le successeur de Hassan Nasrallah plongeant l'organisation terroriste dans le chaos.

L'autorité de Naim Qassem est aujourd'hui ouvertement défiée par les "barons" de l'organisation. Wafiq Safa, figure historique, proche de Nasrallah et très influent au sein du Hezbollah, mènerait une fronde interne, ignorant les directives du Secrétaire général. Cette insubordination s'étend au terrain : dans le sud du Liban, des unités militaires agissent désormais en électrons libres, sans coordination avec le commandement central.

Au-delà des ego, c'est le bilan opérationnel qui cristallise les tensions. La direction politique du mouvement ne décolère pas face aux revers subis contre l'armée israélienne, pointant du doigt une infiltration massive du renseignement et une perte totale de dissuasion. L'anarchie a franchi un nouveau palier après l'élimination du chef d'état-major Tabatabai, ses lieutenants s'étant emparés de commandements locaux sans l'aval de Qassem.

L'Iran, parrain historique du mouvement, observe ce chaos avec une inquiétude croissante. Selon plusieurs sources diplomatiques arabes, le régime des mollahs envisagerait déjà de remplacer Naim Qassem jugé trop faible. Dans un contexte de tensions maximales avec Washington et Jérusalem, Téhéran craint que son « joyau de la couronne » ne devienne un poids mort.

Le dernier discours de Qassem n'a rien fait pour rassurer ses troupes. S'il a multiplié les marques de loyauté envers l'Ayatollah Khamenei, il a brillé par son ambiguïté quant à une éventuelle riposte militaire du Hezbollah en cas de frappes contre l'Iran. En déclarant que l'organisation « choisirait le moment venu » d'intervenir ou non, Naim Qassem a envoyé le signal d'une organisation affaiblie n'est plus certaine de sa propre stratégie.

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