Le gouvernement français a présenté une initiative visant à mettre un terme à la guerre entre Israël et le Hezbollah au Liban. Selon le journaliste Barak Ravid, des équipes de négociation ont déjà été constituées dans les deux pays pour préparer d’éventuels pourparlers. Côté libanais, le président Joseph Aoun a désigné une délégation officielle, tandis qu’Israël a confié le dossier à l’ancien ministre Ron Dermer, chargé de conduire les négociations directes si elles débutent dans les prochaines semaines.
Une reconnaissance mutuelle et un retrait israélien
La proposition française prévoit que le Liban reconnaisse officiellement Israël et accepte d’entamer des négociations en vue d’un pacte de non-agression permanent. D’après trois sources proches du dossier, un accord pourrait être signé d’ici deux mois. Celui-ci inclurait le retrait complet des forces israéliennes du Liban et la délimitation d’une frontière permanente entre Israël et le Liban, ainsi qu’entre le Liban et la Syrie, d’ici la fin de l’année 2026.
Israël devrait se retirer dans un délai d’un mois des zones qu’il occupe depuis le début du conflit, tandis que l’armée libanaise se déploierait au sud du fleuve Litani. La FINUL serait chargée du désarmement du Hezbollah dans cette zone, alors qu’une coalition internationale superviserait la mise en œuvre du processus dans le reste du pays.