Le président américain Donald Trump a haussé le ton ce mercredi, avertissant que si l'Iran ne renonçait à l'arme nucléaire en signant un accord rapidement, la prochaine attaque américaine serait « bien pire » que celle menée contre les installations nucléaires iraniennes en juin dernier.
Sur Truth Social, Trump a annoncé qu'une « armada massive », menée par le porte-avions USS Abraham Lincoln, faisait route vers l'Iran. Cette flotte est « prête et capable de mener à bien sa mission avec rapidité, force et violence si nécessaire », a-t-il écrit, précisant qu'il s'agit d'un déploiement plus important que celui envoyé au Venezuela. « Le temps presse, ne laissez pas cela se produire », a-t-il averti.
l'Iran a réagi à ces menaces par la voix de son ambassadeur auprès de l'ONU, qui a affirmé que Téhéran était « prêt au dialogue », tout en soulignant que « s'ils nous provoquent, nous nous défendrons ».
Des négociations discrètes en cours
Selon plusieurs médias, l'Iran et les États-Unis mènent des pourparlers indirects secrets sous la médiation d'Oman, du Qatar et probablement de la Turquie. Selon des sources diplomatiques du Golfe, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Aragchi représente Téhéran, tandis que l'envoyé spécial américain pour le Moyen-Orient Steve Witkoff négocie pour Washington.
Ces sources affirment que l'Iran fait preuve d'une flexibilité inédite sur la question nucléaire, témoignant des fortes pressions exercées sur le régime. Toutefois, Washington exige également un dialogue sur la limitation du programme de missiles balistiques iraniens et la répression des manifestations, deux points auxquels Téhéran s'oppose fermement. L'Iran argue que ses missiles constituent une riposte à l'agression israélienne et que les manifestations relèvent de ses affaires intérieures.
Selon le rapport, Trump aurait reporté une attaque la semaine dernière après avoir reçu la promesse des dirigeants iraniens qu'il n'y aurait pas d'exécutions de manifestants. Toutefois, des informations ultérieures indiquent que cette promesse n'aurait pas été tenue.
Mardi, le président iranien Massoud Pezeshkian s'est entretenu avec le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane. Selon la présidence iranienne, ce dernier a clairement affirmé que « l'Arabie saoudite n'acceptera aucune agression, menace ou provocation contre l'Iran ».
La Turquie a également appelé à la retenue. Le ministre des Affaires étrangères Hakan Fidan a déclaré à Al Jazeera qu'une attaque américaine serait une « erreur » et a affirmé que l'Iran était prêt à négocier. Par ailleurs, les Émirats arabes unis ont déjà fait savoir qu'ils n'autoriseraient aucun survol de leur espace aérien pour mener des frappes en territoire iranien.
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