Gaza phase 2
Le passage de Rafah devrait être ouvert aux piétons dans les deux sens, mais Israël s’oppose catégoriquement à son ouverture au transfert de marchandises depuis l’Égypte vers Gaza. Il s’agit d’un point clé pour Jérusalem. Le Caire, de son côté, cherche à limiter autant que possible la sortie de Gazaouis vers son territoire, redoutant l’arrivée massive de membres du Hamas, affiliés idéologiquement aux Frères musulmans, dans les grandes villes égyptiennes.
Tsahal estime que le Hamas est parvenu à mettre en place une véritable « économie des camions » : chaque convoi d’aide humanitaire entrant dans la bande de Gaza rapporterait environ 75 000 shekels au mouvement islamiste via des taxes prélevées sur les marchandises. Selon l’armée, Gaza n’a pas besoin de plus de 200 camions d’aide par jour, au-delà desquels l’aide devient un outil de renforcement du Hamas.
L’armée israélienne considère ainsi que le Hamas reconstruit sa puissance économique et sa capacité de survie grâce à l’aide humanitaire, financée en grande partie par le contribuable américain.
À Tsahal, on ne croit plus à un désarmement volontaire du Hamas. L’hypothèse privilégiée est celle d’un retour opérationnel en cas de nécessité, avec un modèle de combat prolongé fondé sur le maintien d’une pression militaire continue, comparable à la stratégie appliquée en Judée-Samarie après l’opération Rempart. La guerre contre le Hamas n’est donc plus perçue comme une opération ponctuelle, mais comme un conflit de gestion et d’endiguement sous le feu, face à un adversaire enraciné.
La Syrie reléguée au second plan
Tsahal a également évoqué la détérioration de la situation en Syrie, même si celle-ci est actuellement reléguée au second plan. En Israël, on observe avec inquiétude les actions récentes du régime d’Ahmad al-Sharaa -Abu Mohammed al-Julani- : massacres d’Alaouites, violences contre les Druzes, puis pressions sur les Kurdes.
L’armée israélienne décrit ce régime comme violent, jihadiste, bénéficiant de liens étroits avec la Turquie, qui ne cache plus son hostilité envers Israël et œuvre à la constitution d’un axe sunnite radical incluant le Qatar et le Hamas.
L’Iran, priorité absolue
Mais le dossier qui mobilise aujourd’hui avant tout Washington et Jérusalem reste l’Iran. En Israël, l’évaluation dominante est que les États-Unis se dirigent vers une frappe militaire significative contre Téhéran, dont les répercussions redessineront l’ensemble des équilibres régionaux.
La question centrale est désormais de savoir si Israël prépare déjà le « jour d’après » une frappe contre l’Iran, et quels scénarios stratégiques sont envisagés pour Gaza, la Syrie, le Liban, mais aussi l’Égypte, la Jordanie et les États du Golfe, dans une région qui pourrait entrer dans une phase totalement nouvelle
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