Un phénomène rare se dessine à Kalanswa. Ces derniers jours, onze jeunes de cette ville arabe du centre d'Israël ont demandé à s'engager dans l'armée israélienne, selon des informations recueillies par Israel Hayom. Après un premier examen des candidatures, les dossiers personnels de huit d'entre eux ont été transmis à Tsahal par un responsable désigné dans la municipalité.
D'après les informations disponibles, les jeunes candidats ont demandé à être affectés là où ils pourraient être utiles, sans préciser de lieu de service particulier. Ils pourraient notamment rejoindre les différentes unités d'information du Commandement du Front intérieur, le Bureau du porte-parole de Tsahal ou la Division du renseignement.
L'armée doit maintenant examiner les huit candidatures finales reçues, au terme d'une procédure comprenant parfois des vérifications de sécurité et des entretiens individuels avec les personnes désignées par les services de sécurité, afin de déterminer leur lieu d'affectation.
L'enrôlement de musulmans dans l'armée israélienne n'est pas un phénomène nouveau. Chaque année, des centaines de recrues musulmanes s'y engagent, certaines suivant une formation spécialisée. Cependant, le recrutement à Kalanswa, où la grande majorité des habitants sont des citoyens arabes israéliens, est inhabituel. Le cas actuel constitue une véritable surprise.
L'exemple du "capitaine Ella"
Kalanswa a pourtant déjà donné naissance à l'une des figures israéliennes les plus connues du monde arabe : la commandante Ella Waheeb, surnommée "capitaine Ella", devenue célèbre auprès du public israélien ces dernières années grâce à ses comptes sur les réseaux sociaux.
Pendant des années, elle a été l'adjointe du porte-parole de Tsahal en arabe, le colonel Avichai Adraee, et est candidate pour lui succéder à ce poste.