Il raconte avoir été filmée à son insu par une caméra dissimulée lorsqu’il se lavait - une « douche » autorisée une seule fois par semaine. « J’avais compris qu’il y avait une caméra. J’essayais de me placer de manière à cacher mon corps, mais je n’avais pas le choix. J’avais besoin de me laver ».
Âgé de 28 ans au moment de son enlèvement, Sacha Trupanov, ingénieur en électronique chez Amazon, a été kidnappé le 7 octobre au kibboutz Nir Oz par des membres du Jihad islamique palestinien. Sa fiancée, Sapir Cohen, ainsi que sa mère et sa grand-mère, avaient été enlevées avec lui avant d'être libérées après plus de 50 jours de captivité. Lui n’a retrouvé la liberté qu’après 498 jours.

Lors de l’attaque, il est poignardé à l’épaule, tente de fuir, puis reçoit de deux balles dans les jambes. « J’ai vu dans les yeux du terroriste une haine absolue. Il essayait de me poignarder encore et encore », témoigne-t-il. À son arrivée à Gaza, il est frappé par des civils et se persuade que ses dernières heures sont venues.
Durant sa détention, Trupanov ne reçoit quasiment aucun traitement médical. À un moment, sa jambe fracturée est attachée à un manche à balai, puis à un barreau métallique. « C’était leur “soin médical” ».
Il passe la majeure partie de sa captivité en isolement total. Sur 498 jours, il ne voit un autre otage que deux jours seulement. Après plusieurs semaines enfermé dans une cage en surface, avec une nourriture minimale, il est transféré dans les tunnels du Hamas : un espace étroit, humide, plongé dans l’obscurité totale.
« J’avais l’impression d’être enterré vivant. Je me disais : c’est le dernier endroit que tu verras de ta vie. »
Pendant l’entretien, Sacha Trupanov explique que la restitution récente de la dépouille de Ran Gvili a marqué pour lui un tournant émotionnel décisif. « J’attendais cela depuis si longtemps. J’avais ce poids sur les épaules depuis mon retour. Tant que tous n’étaient pas revenus, nous n’étions pas vraiment sortis de Gaza. » Il confie que ce moment lui a permis, pour la première fois, de « respirer à nouveau et recommencer à vivre ». Une émotion d’autant plus forte que cette restitution a eu lieu le jour de l’anniversaire de son père, Vitally, dont il n’a appris l’assassinat le 7 octobre que le jour de sa libération, en février 2025.

Aujourd’hui engagé dans un long processus de reconstruction physique et psychologique, Sacha Trupanov se déplace encore avec des béquilles après une opération à la jambe. Il espère néanmoins pouvoir danser à son mariage, prévu dans les prochaines semaines, avec Sapir Cohen : « C’est ça, la vraie victoire, se relever, malgré la haine et la peur, et choisir la vie. »
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