Une série d'explosions a secoué ce samedi plusieurs villes d'Iran, semant le trouble et suscitant de nombreuses interrogations. L'incident le plus grave s'est produit à Bandar Abbas, importante ville portuaire du sud-est du pays située à l'entrée du détroit d'Ormuz, où un immeuble résidentiel de huit étages a été partiellement détruit.
L'explosion dans cette ville stratégique a fait 14 blessés et coûté la vie à une fillette de quatre ans. Le régime iranien et les médias d'État ont initialement attribué l'incident à l'explosion d'un ballon à gaz. Toutefois, cette version est fermement contestée par un habitant qui, dans une vidéo diffusée après l'explosion, affirme que l'immeuble endommagé n'a jamais été raccordé au réseau de gaz.
Face à cette contradiction, les autorités ont ensuite reconnu que les circonstances de l'incident faisaient toujours l'objet d'une enquête, selon les médias d'État. Des vidéos circulant en ligne montrent l'effondrement partiel de la façade de l'immeuble, avec deux étages détruits et plusieurs voitures et commerces endommagés.
D'autres incidents signalés
Environ deux heures après les premières explosions, une autre déflagration a été signalée à Qom. À Ahvaz, dans le sud-ouest du pays, une explosion dans un immeuble résidentiel a fait quatre victimes, bien que les équipes de secours aient réussi à extraire vivants une femme et un enfant de trois ans des décombres.
Par ailleurs, des habitants de Ferand, près de Téhéran, ont signalé un épais brouillard de fumée recouvrant le ciel de la ville pendant environ deux heures. Les autorités locales ont attribué ce phénomène à un incendie de végétation, excluant tout incident sécuritaire.
Rumeurs et démentis
Des rumeurs ont circulé affirmant que le commandant de la branche navale des Gardiens de la révolution, Alireza Tangsiri, aurait été tué dans l'explosion de Bandar Abbas. L'agence de presse Tasnim, affiliée au régime, et le bureau du porte-parole des Gardiens de la révolution ont formellement démenti ces informations, les qualifiant de "totalement fausses". Les Gardiens ont également assuré que les bases navales de la province d'Hormuzgan n'avaient pas été attaquées par des drones.