La censure militaire israélienne a levé le voile ce dimanche sur un déplacement stratégique de la plus haute importance : le chef d’état-major, Eyal Zamir, a mené une mission discrète de quarante-huit heures aux États-Unis ce week-end.
L’importance capitale de ce voyage se reflète directement dans la composition de la délégation restreinte qui l'accompagnait, véritable cerveau opérationnel de l'armée israélienne. Aux côtés de Zamir se trouvaient le général de division Hedi Silberman, actuel chef de la Direction de la Planification et ancien attaché de défense à Washington, le général de brigade « M. », figure centrale de l'action au sein du renseignement militaire, ainsi que le général Amit Adler, responsable de la coopération internationale de Tsahal.
Ce déplacement s'inscrit dans le prolongement direct d'un sommet tenu la semaine dernière à Tel-Aviv avec l’amiral Brad Cooper, chef du Commandement central américain (CENTCOM). Les discussions, centrées sur une coordination défensive et offensive totale, indiquent que les deux alliés affinent désormais des scénarios concrets pour une éventuelle action militaire en Iran.
Sur le terrain, la machine de guerre américaine est déjà en mouvement et transforme la géographie sécuritaire de la région. En quelques jours, Washington a déployé des batteries de défense aérienne en Jordanie, dépêché des escadrons de chasseurs de combat ainsi que des avions de reconnaissance avancés, tout en multipliant les exercices aéro-maritimes d'envergure.
À Jérusalem, ces mouvements renforcent la conviction que l’administration Trump approche d’un point de non-retour. Si l'objectif affiché n'est pas nécessairement le renversement du régime, les analystes israéliens s'attendent à des frappes chirurgicales visant les installations nucléaires et les infrastructures de missiles balistiques. Une telle opération placerait inévitablement Israël en première ligne d'une riposte iranienne, une éventualité à laquelle le Premier ministre Binyamin Netanyahou a répondu par une mise en garde sans équivoque, promettant une réplique d’une intensité sans précédent à toute agression contre le territoire national.
Outre la préparation militaire, en Israël on s'inquiète d'un dialogue secret entre les États-Unis et l'Iran. La crainte à Jérusalem est qu'un accord qui pourrait être jugé problématique du point de vue d'Israël soit conclu.
Par ailleurs, plusieurs pays de la région, notamment l'Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar et Oman, exercent une pression considérable pour éviter une escalade.
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