L’ampleur de la pénétration du renseignement israélien au cœur du système iranien suscite un écho croissant dans le monde arabe, en particulier dans les médias affiliés à la ligne panarabe.
Ahmad Mansour, figure de proue de la chaîne Al Jazeera, a réagi avec virulence en affirmant que « l’infiltration du renseignement israélien dans le régime iranien est sans précédent dans l’histoire des conflits ». Selon lui, Israël ne se contente pas d’atteindre les plus hauts niveaux de commandement pour les éliminer, mais parvient également à confirmer les frappes avant même que l’Iran ne le fasse avec un décalage significatif. Mansour décrit une situation où « les espions d’Israël semblent présents dans chaque recoin du pays ». Il met en garde contre un phénomène qui pourrait dépasser le seul cas iranien et concerner d’autres États de la région : « C’est là que réside la véritable catastrophe ».
De son côté, le commentateur politique Nidal al-Sabaa souligne que la question centrale n’est pas tant l’attaque elle-même que la manière dont Israël a réussi à atteindre les cercles les plus sensibles et les plus élevés du pouvoir iranien : « La question principale n’est pas l’attaque, mais comment Israël a réussi à accéder aux plus hauts niveaux ».
Selon lui, il s’agit d’une infiltration en profondeur, construite sur plusieurs années, et non d’une opération ponctuelle. Il ajoute que l’Iran n’a peut-être pas tiré les leçons de défaillances passées, notamment sur le front syrien, et que l’accumulation de ces erreurs a permis à Israël d’établir, sur la durée, un accès aussi large que sensible.
Parallèlement, le The Wall Street Journal apporte un éclairage sur les opérations israéliennes à l’intérieur de l’Iran. Selon le journal, un objectif stratégique a été défini dès le début de la campagne : créer les conditions permettant aux citoyens iraniens de contester le régime de l’intérieur.
Les éliminations ciblées menées en début de semaine sont considérées comme des étapes clés de cette stratégie, rendue possible par la combinaison de frappes aériennes intensives et de renseignements de haute précision. Des milliers de membres du régime auraient été tués ou blessés, des hauts responsables jusqu’aux forces déployées sur le terrain.
Des documents internes, listes de cibles et rapports de dommages examinés par le journal montrent l’ampleur des opérations : Israël chercherait à éroder progressivement les mécanismes de sécurité iraniens, en poursuivant leurs membres depuis les centres de commandement jusqu’aux lieux de rassemblement et aux cachettes y compris sous des ponts.
Selon ces données, près de 10 000 munitions auraient été utilisées contre des milliers de cibles, dont plus de 2 200 liées aux Gardiens de la révolution, au Basij et aux forces de sécurité intérieure.
L’impact se ferait également sentir sur le moral des forces iraniennes. Certains soldats dorment désormais dans leurs véhicules, dans des mosquées ou des installations sportives. D’autres se réfugient dans des appartements civils, poussant des habitants à fuir par crainte de frappes.
En parallèle, une pression psychologique serait exercée : des agents du renseignement israélien auraient contacté des commandants iraniens, les menaçant ainsi que leurs familles, et les appelant à ne pas agir contre des civils.
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