Une controverse secoue le monde arabe après des déclarations d’Oded Eilam, ancien haut responsable du Mossad et כיום chercheur au Centre de Jérusalem pour les affaires étrangères et la sécurité. Selon lui, le père de Hassan Nasrallah, ancien secrétaire général du Hezbollah éliminé lors d’une frappe à Dahieh, dans la banlieue sud de Beyrouth, en septembre 2024, aurait pu être un agent ayant collaboré avec Israël.
D’après des propos rapportés par la chaîne publique israélienne Kan 11, Oded Eilam s’interroge sur le passé familial de Nasrallah et avance que le zèle religieux et jihadiste particulièrement marqué du chef du Hezbollah pourrait s’expliquer, au moins en partie, par un besoin de « rédemption idéologique » lié à son histoire personnelle.
L’ancien responsable du Mossad rappelle l’existence de rumeurs anciennes, jamais confirmées officiellement, selon lesquelles le père de Hassan Nasrallah, Abd al-Karim Nasrallah, un marchand de fruits et légumes qui transportait des marchandises du sud vers le nord du Liban, aurait été un collaborateur d’Israël. « Ce sont des affirmations que personne ne confirmera officiellement, a-t-il souligné, a fortiori publiquement », précisant toutefois que la famille Nasrallah vit toujours au Liban et que des réactions pourraient encore émerger.
« Il s’agit de questions extrêmement sensibles, qui touchent aux racines idéologiques et aux mécanismes de radicalisation de l’axe de la “résistance” », a conclu Oded Eilam.
Le journaliste et analyste Tzvika Yehezkelly a également réagi sur Telegram, estimant que « cette hypothèse n’est pas infondée et mérite d’être examinée ». Selon lui, Hassan Nasrallah aurait, à plusieurs reprises, examiné le passé de son père et celui de membres de sa famille, conscient que même des liens familiaux étroits ne constituent pas une immunité face à une possible instrumentalisation par Israël. « Si le père était effectivement un agent, il s’agirait alors d’une opération réussie », a-t-il écrit.
Cette controverse intervient au lendemain de l’annonce du décès d’Abd al-Karim Nasrallah. Des médias affiliés au Hezbollah ont rapporté qu’il était mort lundi matin, sans fournir de détails sur les circonstances de sa disparition. L’annonce a suscité une vive émotion dans les cercles proches de l’organisation, déjà éprouvés par l’élimination de Hassan Nasrallah.
La mort d’Abd al-Karim Nasrallah marque la fin d’une génération au sein du Hezbollah. Hassan Nasrallah laisse derrière lui deux fils, Jawad Nasrallah et Mohammad Mehdi Nasrallah. Son fils aîné, Hadi, combattant d’une unité spéciale du Hezbollah, avait été tué en septembre 1997 lors d’un affrontement avec des soldats israéliens de la brigade Egoz, dans le sud du Liban. Son corps avait été transféré en Israël, utilisé comme monnaie d’échange, puis restitué neuf mois plus tard dans le cadre d’un accord ayant permis le rapatriement des corps de commandos de la flottille 13 tués lors d’une opération secrète au Liban. Hassan Nasrallah et son épouse, Fatma, ont également trois autres enfants.
POUR S'INSCRIRE A LA NEWSLETTER QUOTIDIENNE ET AVOIR ACCES AUX INFORMATIONS EN UN COUP D'OEIL CLIQUEZ ICI : https://israj.media-j.com/newsletter
POUR RECEVOIR NOS INFORMATIONS EN DIRECT SUR WHATSAPP CLIQUEZ ICI http://tiny.cc/IsrajInfoIsrael