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La Grèce dévoile sa coopération militaire renforcée avec Israël, Erdogan fulmine

La coopération stratégique entre Athènes et Jérusalem franchit un nouveau cap. Le ministre grec de la Défense, Nikos Dendias, a levé le voile sur un partenariat sécuritaire approfondi avec Israël autour du développement du système de défense aérienne « Bouclier d'Achille », un projet d’envergure qui a immédiatement suscité l’ire d’Ankara.

2 minutes
5 février 2026

ParNathalie Sosna Ofir

La Grèce dévoile sa coopération militaire renforcée avec Israël, Erdogan fulmine
Le système Bouclier d'Achille est conçu pour répondre à un large éventail de menaces, photo : Tsahal

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Selon Dendias, la Grèce ne se contente plus d’acheter des systèmes de défense clés en main. Le modèle retenu repose désormais sur une coopération industrielle et technologique, incluant le transfert de savoir-faire israélien et la production locale d’au moins 50 % des composantes du système. « Nous ne voulons plus être de simples clients, mais des partenaires capables de produire et d’évoluer », a-t-il souligné.

Présenté comme une approche « holistique », le système Bouclier d'Achille est conçu pour répondre à un large éventail de menaces : attaques balistiques, missiles de croisière, menaces aériennes, navales et sous-marines, mais aussi défis émergents dans l’espace et le cyberespace. Dendias a affirmé que cette architecture dépasserait les capacités des systèmes existants, y compris certaines plateformes israéliennes bien connues.

Sur le plan politique, le ministre grec a adopté un ton particulièrement ferme à l’égard de la Turquie. Rappelant qu’Israël et Ankara étaient encore des alliés stratégiques il y a une vingtaine d’années, il s’est interrogé sur l’évolution de la politique turque : « Qui soutient le Hamas ? Qui n’a jamais exprimé le moindre regret après le 7 octobre ? Qui accueille les Frères musulmans ? » a-t-il lancé, en référence directe au président turc Recep Tayyip Erdogan.

S’adressant également aux États-Unis, Dendias a invité Washington à raisonner sur le long terme. Il a proposé de comparer deux visions du Moyen-Orient à l’horizon de dix ou vingt ans : celle portée par Israël et ses partenaires régionaux, et celle défendue par la Turquie d’Erdogan. « La question n’est pas idéologique, mais stratégique : quels intérêts servent le mieux la stabilité et la sécurité américaines ? », a-t-il insisté.

Enfin, le ministre grec a évoqué le cadre de coopération « 3+1 », réunissant la Grèce, Israël, Chypre et les États-Unis. Une alliance qu’il a décrite comme un pilier de stabilité en Méditerranée orientale, tout en précisant qu’elle ne vise aucun acteur en particulier, mais cherche à renforcer la coordination sécuritaire face à un environnement régional de plus en plus instable.

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