Alors que des efforts diplomatiques s’organisent en coulisses, l’administration Trump se prépare simultanément à une possible campagne militaire prolongée contre l’Iran. Selon des responsables américains cités par Reuters, le Pentagone élabore des plans pour une opération qui pourrait s’étendre sur plusieurs semaines et viser non seulement des installations stratégiques, mais aussi des infrastructures gouvernementales iraniennes.
Cette montée en puissance intervient dans un contexte de déploiement militaire inédit au Moyen-Orient. Un second groupe aéronaval, dont le porte-avions USS Gerald R. Ford, est en route vers la région. Des avions de chasse, des destroyers et des milliers de soldats supplémentaires ont également été positionnés pour renforcer à la fois les capacités offensives et défensives américaines.
Diplomatie sous tension à Genève
Sur le front diplomatique, les deux émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner doivent rencontrer des représentants iraniens à Genève mardi prochain, avec une médiation d’Oman. Le secrétaire d’État Marco Rubio a reconnu que, malgré la volonté affichée de la Maison-Blanche de parvenir à un accord, les discussions s’annoncent « très difficiles ».
Le président Trump a, de son côté, durci le ton. Lors d’un discours prononcé devant des soldats en Caroline du Nord, il a évoqué ouvertement l’hypothèse d’un changement de régime à Téhéran, estimant qu’il pourrait s’agir de « la meilleure chose qui puisse arriver ». Il a également dénoncé l’échec des tentatives diplomatiques menées au cours des 47 dernières années.
Une stratégie élargie et plus risquée
Contrairement aux frappes ciblées du passé, notamment lors de l’opération Midnight Hammer conduite en juin dernier pendant l’opération Eveil du Lion, la planification actuelle serait plus vaste et plus complexe. La stratégie privilégierait la puissance aérienne et navale, tout en excluant, à ce stade, un engagement massif de troupes au sol — une option que Donald Trump a déjà jugée peu judicieuse.
Cependant, l’élargissement des cibles potentielles, désormais étendues aux installations gouvernementales iraniennes, accroît considérablement les risques. L’arsenal balistique de Téhéran et les menaces répétées des Gardiens de la révolution d’attaquer les bases américaines au Moyen-Orient font peser une incertitude majeure sur la sécurité des forces déployées dans la région.
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