Lors d'un meeting électoral à Efrat dans le Gush Etsion, Naftali Bennett a expliqué qu'il souhaitait former un gouvernement d'union nationale sur le modèle de celui de Peres-Shamir en 1984.
Bennett s'est toutefois gardé de préciser si Binyamin Netanyahou pourrait faire partie d'un tel gouvernement. Il a par ailleurs affirmé ne pas boycotter Itamar Ben Gvir (Otsma Yehoudit) ni Betsalel Smotrich (Sionisme religieux), assurant que c'est eux qui refuseraient de s'allier avec lui.
Des enregistrements publiés sur le site Kipa révèlent que Bennett a tenu des propos bien plus directs sur les deux hommes. Sur le ministre de la Sécurité nationale, il a lâché : « Je ne le boycotte pas, mais c'est simplement quelqu'un de vraiment, vraiment, vraiment peu sérieux. La bouffonnerie ne remplace pas le sérieux. » Sur Smotrich, le ton est plus nuancé : « Il est très combatif aujourd'hui, mais il sait travailler. L'une des raisons pour lesquelles je me promène dans les milieux du sionisme religieux, c'est pour qu'après les élections, ils subissent une forte pression pour mettre fin à leur boycott contre nous. »
Mais c'est au sein du bloc de l'opposition - ses alliés potentiels - que les réactions ont été les plus vives.
Avigdor Lieberman (Israël Beitenou) a été le premier à répondre, sur X : « Il est hors de question de s'allier à Netanyahou, quelles que soient les conditions et les circonstances. » Yaïr Lapid lui a emboîté le pas : « Je suis d'accord. Seul un Yesh Atid fort empêchera un gouvernement avec Ben Gvir et les ultra-orthodoxes. » Lieberman a ensuite adressé un message sans équivoque à ses alliés du bloc : « Que ce soit clair : quiconque prône l'exclusion des femmes et soutient la loi sur l'exemption militaire n'aura pas sa place dans la coalition sioniste et libérale que nous formerons. »
Yaïr Golan, président des Démocrates, a lui aussi réagi : « Naftali, Israël a besoin d'une réforme en profondeur. Les Démocrates ne prêteront pas la main à un gouvernement associant les responsables du désastre du 7 octobre, de la division nationale et du démantèlement systématique de l'État de droit. » Eizenkott a affirmé de son côté : « Nous gagnerons les prochaines élections. Israël obtiendra le leadership qu'il mérite. Quiconque occupait des fonctions le 7 octobre — membres du cabinet et Netanyahou en tête — n'est pas digne, pas qualifié, et ne doit pas exercer de responsabilités publiques. »
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