La diplomatie française a officiellement demandé de restreindre l’accès de l’émissaire américain Charles Kushner aux responsables gouvernementaux, après son absence à une convocation du ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot. Paris reproche au diplomate américain de ne pas avoir assumé ses responsabilités, dans un contexte déjà tendu entre les deux pays.
À l’origine de la crise, une déclaration de l’ambassade américaine évoquant une montée de « l’extrémisme de gauche violent » en France après l’assassinat d’un militant politique. Les autorités françaises ont vivement rejeté toute instrumentalisation politique du drame, affirmant ne recevoir « aucune leçon » en matière de gestion de la violence intérieure. Cette réaction illustre une sensibilité croissante en France face aux tensions idéologiques et sécuritaires, notamment dans un climat marqué par les débats sur l’ordre public et la radicalisation.
L’épisode s’inscrit dans une relation déjà fragile. Quelques mois plus tôt, Charles Kushner avait accusé Paris de ne pas agir suffisamment contre l’antisémitisme, reliant même la reconnaissance d’un État palestinien par la France à une hausse des violences visant les Juifs. Washington avait alors soutenu son représentant, soulignant que la lutte contre l’antisémitisme restait une priorité. Cette nouvelle friction révèle les divergences persistantes entre alliés occidentaux sur les questions sécuritaires, politiques et sociétales.
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