Moyen-Orient

Donald Trump a-t-il donné son feu vert pour une offensive élargie contre le Hezbollah ?

C'est ce qu'affirment des responsables israéliens de haut rang, la décision finale appartient toutefois au cabinet politique et sécuritaire.

3 minutes
2 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Donald Trump a-t-il donné son feu vert pour une offensive élargie contre le Hezbollah ?
Le Premier ministre Netanyahu et le ministre de la Défense Israel Katz, crédit : GPO

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Dans la nuit, le Hezbollah a tiré des missiles et lancé des drones vers Israël. En Galilée, deux habitations ont été légèrement endommagées par des éclats d’interception d’un drone, sans faire de blessés.En riposte, Tsahal a frappé le quartier d’al-Dahieh à Beyrouth, bastion du mouvement chiite.
« Nous avons ouvert une campagne offensive contre le Hezbollah. Nous ne sommes pas seulement en défense, nous passons à l’attaque. Il faut se préparer à plusieurs jours de combats intenses, avec un dispositif défensif solide et des vagues offensives continues. » a déclaré le chef d’état-major Eyal Zamir.

Selon des sources politiques à Jérusalem, une opération d’envergure contre le Hezbollah avait été planifiée il y a environ deux mois et avait déjà reçu l’aval de Washington. Elle avait été reportée en raison de la priorité donnée au front iranien.

Désormais, les dirigeants israéliens doivent trancher : se limiter à des frappes ciblées dans la banlieue sud de Beyrouth et au sud du Liban, ou mettre en œuvre le plan plus large élaboré par l’armée visant à réduire significativement les capacités militaires du Hezbollah.

Dans un communiqué, l’armée israélienne a affirmé que « le Hezbollah, agissant sous l’égide du régime iranien, a ouvert le feu contre l’État d’Israël et ses citoyens ». Elle a ajouté qu’elle « ne permettra pas au Hezbollah de constituer une menace pour les habitants du nord » et tiendra l’organisation responsable de l’escalade.

Des médias libanais ont évoqué, sans confirmation officielle, l’élimination de Mohammad Raad, chef du bloc parlementaire du Hezbollah. Aucune vérification indépendante n’a pour l’instant confirmé ces informations. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a, lui, dénoncé sur le réseau X « un acte irresponsable qui met en danger la sécurité du Liban » et a assuré que le gouvernement ne permettrait pas que le pays soit entraîné dans une nouvelle aventure militaire.

Selon des responsables sécuritaires israéliens, il n’est pas encore clair si le Hezbollah a décidé d’une escalade durable ou d’une participation limitée, destinée à afficher une solidarité symbolique avec l’Iran après la mort du guide suprême Ali Khamenei.

Des analystes libanais estiment que le mouvement chiite n’a pas intérêt à s’engager dans une guerre prolongée contre Israël, d’autant que des élections législatives sont prévues en mai prochain. Une partie importante de la population libanaise, ainsi que le mouvement Amal, s’opposeraient à une implication militaire à grande échelle.

L’évaluation israélienne actuelle est que le Hezbollah tente peut-être de « marcher sur une ligne étroite » : répondre aux attentes de Téhéran - qui lui aurait versé près d’un milliard de dollars pour reconstruire ses capacités militaires - sans déclencher une guerre totale.

La décision qui sera prise à Jérusalem pourrait redéfinir l’ampleur du front nord et, potentiellement, ouvrir une nouvelle phase du conflit régional.

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