L’armée israélienne a engagé une offensive terrestre d’envergure dans le sud du Liban, marquant une nouvelle étape dans l’escalade régionale. Le ministre de la Défense, Israël Katz, a annoncé avoir autorisé, en coordination avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou, la progression des forces israéliennes et la prise de « territoires supplémentaires » au Liban, afin d’empêcher les tirs contre les localités frontalières israéliennes.
Selon le commandement Nord de l’armée israélienne, l’objectif affiché est de démanteler les capacités militaires et financières du Hezbollah, après des tirs en direction du nord d’Israël revendiqués par le mouvement chiite libanais en réaction à l'élimination d'Ali Khamenei en Iran.
Cinq axes majeurs d’intervention
L’état-major israélien détaille une stratégie articulée autour de cinq volets principaux.
1. Élimination des hauts responsables.
Tsahal affirme avoir neutralisé plusieurs cadres du Hezbollah et frappé des centres de commandement, notamment à Beyrouth. Des infrastructures de renseignement et des systèmes opérationnels auraient également été visés.
2. Destruction des dépôts d’armes et évacuation du sud.
Des dizaines de sites de stockage d’armes ont été bombardés, principalement dans le sud du Liban. Plus de cinquante villages auraient été évacués, selon l’armée, afin de réduire les capacités de lancement de roquettes depuis des zones habitées.
3. Pression sur les ressources financières.
Israël revendique des frappes contre le système financier lié au Hezbollah, visant notamment une dizaine d’établissements bancaires à Beyrouth et dans d’autres villes. L’objectif est d’assécher les flux financiers du mouvement, dont la situation économique serait déjà fragilisée.
4. Frappes ciblées dans la banlieue sud de Beyrouth.
Des bâtiments ont été détruits dans le quartier de Dahya, bastion du Hezbollah. Ces opérations, à fort impact symbolique et politique, auraient provoqué des déplacements de population.