Selon les estimations, les Israéliens doivent comprendre que l’armée a besoin d’au moins deux semaines supplémentaires pour approfondir l’offensive et atteindre les objectifs fixés qui sont au nombre de deux : couper la capacité de l’Iran à frapper Israël - qu’il s’agisse des missiles, des drones, du programme nucléaire ou de ses relais régionaux - et affaiblir durablement ses capacités opérationnelles.
Les frappes actuelles se déroulent à un rythme qualifié d’« impressionnant », tant par le volume de munitions utilisées que par le nombre de sorties aériennes, appuyées par un renseignement jugé extrêmement précis. Maintenir cette cadence pendant plusieurs semaines serait, selon cette lecture, la condition pour obtenir des résultats tangibles.
Trois issues sont envisagées. La première : que les dirigeants iraniens comprennent que le temps joue contre eux. Dans ce scénario, Téhéran reconnaîtrait s’être engagé dans une impasse stratégique et accepterait un accord sur la base des paramètres évoqués à Genève, notamment une exigence d’« enrichissement zéro » du programme nucléaire. La deuxième possibilité repose sur une initiative américaine. Bien que Donald Trump ait évoqué un délai de quatre semaines – un message adressé à la fois aux Iraniens, à la population iranienne et à l’opinion publique américaine – il pourrait décider d’accélérer le processus et d’accepter une proposition de médiation. Le Qatar, la Turquie ou encore la Russie sont cités comme intermédiaires potentiels. Les négociations pourraient se poursuivre sous le feu, mais elles pourraient aussi entraîner une suspension des hostilités. Enfin, troisième hypothèse : l’Iran parvient à tenir plus longtemps que prévu et cherche à entraîner Israël dans une guerre d’usure. Les deux pays n’ont pas de frontière commune, et le rapport de feu est décrit comme largement en faveur d’Israël. Pour chaque tonne de munitions tombant en Israël, cent seraient larguées en Iran, affirme l’analyste. Il estime néanmoins que Téhéran pourrait disposer d’une capacité d’absorption plus élevée qu’anticipé.
À ce stade, l’équation reste ouverte.
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