Selon ces informations, des positions des forces iraniennes à la frontière irako-iranienne auraient été visées afin d’affaiblir les unités des gardes-frontières et de faciliter une éventuelle infiltration de combattants kurdes depuis le Kurdistan irakien.
Dans la nuit, le président américain Donald Trump se serait entretenu avec Massoud Barzani et Bafel Talabani, dirigeants des deux principaux partis kurdes d’Irak. Ces échanges ont été qualifiés de « sensibles » par une source proche du dossier.
Toujours selon ces informations, ces discussions seraient l’aboutissement de plusieurs mois de démarches en coulisses. Un responsable américain cité par le média affirme que l’évaluation dominante, « et certainement celle de Netanyahou », est que les Kurdes pourraient sortir de la clandestinité et se soulever. Israël entretient depuis des décennies des liens sécuritaires et de renseignement étroits avec des groupes kurdes en Syrie, en Irak et en Iran.
Téhéran n’est pas resté passif. Les médias iraniens ont rapporté ce matin des frappes contre des positions kurdes dans le nord de l’Irak. Parallèlement, des milices pro-iraniennes opérant en Irak auraient attaqué des camps et bases kurdes dans la région de Koy Sanjaq, près d’Erbil. Des attaques coordonnées et inhabituelles, en pleine guerre régionale, qui laissent penser que l’activisme kurde au nord de l’Irak est perçu par Téhéran comme une menace stratégique sérieuse.
Depuis des années, des groupes kurdes iraniens opposés au régime ont trouvé refuge dans le Kurdistan irakien. Les Gardiens de la Révolution ont déjà mené à plusieurs reprises des frappes de missiles et de drones contre leurs positions. Six jours avant le déclenchement de la guerre, cinq groupes kurdes iraniens en exil ont annoncé la formation d’une « coalition des forces politiques du Kurdistan iranien » pour lutter contre le régime. Les Kurdes constituent la plus grande minorité ethnique en Irak et l’une des plus importantes en Iran. Ils contrôlent une région autonome au nord de l’Irak depuis 2003. Leurs forces armées, les « peshmergas » – littéralement « ceux qui font face à la mort » – disposent d’une solide expérience de combat acquise en Irak et contre l’organisation État islamique en Syrie.
L’implication éventuelle de combattants kurdes aguerris, dotés d’une présence terrestre, ajouterait une dimension stratégique au camp américano-israélien, jusqu’ici principalement engagé dans une campagne aérienne. À ce stade, aucune confirmation officielle israélienne ou américaine n’a été publiée concernant une coordination opérationnelle directe avec les forces kurdes.
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