Une onde de choc sur les marchés mondiaux
La guerre entre Israël et l’Iran commence à produire ses effets bien au-delà du champ militaire. Depuis plusieurs jours, les marchés financiers mondiaux sont secoués par une vague de ventes liée aux craintes d’escalade régionale et aux tensions autour du détroit d’Ormuz, artère stratégique par laquelle transite une part majeure du pétrole mondial.
À Wall Street, la séance de mardi s’est soldée par une nouvelle baisse : le Dow Jones a reculé de 0,8 %, le S&P 500 de 0,9 % et le Nasdaq d’environ 1 %. La tendance s’est amplifiée en Asie. En Corée du Sud, l’indice Kospi s’est effondré de 11 %, après une chute de 7 % la veille. Le Nikkei japonais a perdu environ 4,5 %, le Hang Seng de Hong Kong près de 3 %, tandis que l’indice de Shanghai reculait d’environ 1,4 %.
Les valeurs industrielles et technologiques ont été particulièrement touchées. Samsung a chuté de plus de 11 %, tandis que le fabricant de semi-conducteurs SK Hynix a perdu près de 10 %. Dans le secteur des matières premières et des banques, plusieurs groupes asiatiques ont également enregistré des baisses marquées.
La crainte d’un choc énergétique
La principale inquiétude concerne l’énergie. La menace pesant sur le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz fait craindre des perturbations majeures de l’approvisionnement mondial en pétrole.
Dans ce contexte, les prix de l’énergie continuent de progresser : le Brent a encore gagné environ 1 % et le WTI 0,6 %. Les investisseurs redoutent qu’une hausse durable des prix du pétrole n’alimente l’inflation mondiale et ne freine la croissance économique.
La relative résistance de la Bourse de Tel-Aviv
Dans ce climat d’incertitude, la Bourse de Tel-Aviv fait preuve d’une résistance relative. Lors de la dernière séance complète, l’indice TA-35 a reculé d’environ 0,6 % et le TA-125 d’environ 0,7 %, des baisses limitées comparées à celles observées sur plusieurs grandes places financières internationales.
Plusieurs facteurs expliquent cette relative stabilité. L’économie israélienne est moins dépendante du pétrole que les grandes économies industrielles d’Asie, et le marché boursier local est largement dominé par les secteurs technologique, cyber et défense, qui peuvent rester solides dans un contexte de tensions sécuritaires. Les investisseurs israéliens sont également habitués à évoluer dans un environnement régional instable.
La bataille économique intérieure