Sécurité

Les missiles israéliens qui frappent l’Iran : au cœur de l’arsenal déployé par Tsahal

Israël et les États-Unis mobilisent des systèmes d’armes avancés, allant des missiles israéliens de longue portée aux drones américains inspirés de modèles iraniens. Un aperçu des moyens militaires qui marquent cette campagne contre la République islamique.

4 minutes
6 mars 2026

ParNathalie Sosna Ofir

Les missiles israéliens qui frappent l’Iran : au cœur de l’arsenal déployé par Tsahal
Missile Ice Breaker, Rafael

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Les missiles israéliens utilisés dans les frappes sur l’Iran

La campagne actuelle constitue une démonstration de capacités du corps aérien israélien, à une échelle plus large encore que lors de l’opération précédente « Am ke'lavi ». Au fil des années, les industries de défense israéliennes ont développé des munitions air-sol de précision à longue portée, capables de frapper des cibles à grande distance tout en limitant l’exposition des pilotes. Parmi les systèmes apparus dans les images provenant d’Iran figurent notamment les missiles Rampage et Ice Breaker. Le missile Rampage, développé conjointement par Elbit Systems, Israel Aerospace Industries et la société Tomer, peut être intégré à plusieurs avions de combat de l’armée de l’air israélienne. Il est conçu pour frapper des cibles situées entre 150 et 250 kilomètres. L’avantage de ce type de munition est de permettre des frappes précises à longue distance, réduisant ainsi les risques pour les pilotes opérant dans l’espace aérien iranien.

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Autre système notable, le missile Ice Breaker, développé par Rafael, est capable de frapper des cibles terrestres et maritimes à une distance d’environ 300 kilomètres. Ce missile fonctionne par tous les temps, même dans des environnements saturés de guerre électronique. Il utilise un système de guidage infrarouge combiné à l’intelligence artificielle, capable d’identifier et de verrouiller des cibles de manière autonome.

Les drones américains inspirés de la technologie iranienne

Un autre élément marquant de la campagne est l’utilisation par les États-Unis de munitions rôdeuses à bas coût, inspirées en partie des drones iraniens. Ces dernières années, l’Iran a pris une avance notable dans le développement de drones suicides bon marché, capables d’être produits en grande quantité. Face à cette évolution, l’administration américaine a demandé aux entreprises de défense de développer des systèmes moins coûteux et plus facilement déployables, rompant avec la tradition américaine de systèmes extrêmement sophistiqués et onéreux Les États-Unis utilisent désormais pour la première fois contre l’Iran le drone LUCAS, développé par la société SpektreWorks.

Selon plusieurs experts, ce système s’apparente à une forme d’ingénierie inverse du drone iranien Shahed-136. L’ingénierie inverse consiste à analyser un système existant pour en reproduire les principes de conception. Le modèle FLM-136 LUCAS dispose d’une portée d’environ 800 kilomètres et d’un poids maximal au décollage d’environ 80 kilogrammes, légèrement inférieur à celui du Shahed-136 iranien. Son coût est estimé à environ 35 000 dollars par unité, un prix comparable à celui du modèle iranien, malgré des coûts de production plus élevés aux États-Unis.

Une coopération militaire étroite entre Israël et Washington

La campagne actuelle illustre une coopération militaire étroite entre Israël et les États-Unis, combinant des technologies avancées israéliennes et des systèmes américains conçus pour des opérations à grande échelle. Cette dynamique reflète également la compétition technologique mondiale dans le domaine militaire, où l’inspiration et parfois la copie de technologies adverses deviennent des pratiques courantes.

Une vente stratégique conclue juste avant la guerre

Parallèlement aux opérations militaires, l’industrie de défense israélienne a récemment conclu une importante vente à l’international. Peu avant le déclenchement de la guerre, le ministère de la Défense de Singapour a annoncé l’achat de trois avions de renseignement maritime basés sur le Gulfstream G550.

Ces appareils reposent sur la technologie de l’avion de renseignement israélien « Oron », considéré comme l’un des systèmes les plus avancés développés par Israël. Fruit d’une coopération entre la Direction du développement d’armements du ministère de la Défense, Israel Aerospace Industries et Tsahal, cet appareil transforme un jet d’affaires américain en plateforme de renseignement stratégique.

Un avion espion aux capacités avancées

L’avion Oron est équipé de radars avancés, de systèmes d’imagerie et de capacités d’interception électronique, lui permettant de collecter et d’analyser des données en temps réel. L’appareil peut atteindre 40 000 pieds d’altitude en environ 25 minutes, voler à une vitesse de croisière proche de 900 km/h et rester en mission jusqu’à dix heures, quelles que soient les conditions météorologiques. Il peut accueillir huit officiers du renseignement et embarque des dizaines d’ordinateurs et des milliers de capteurs. Selon certaines estimations, Israël aurait investi près d’un milliard de dollars dans ce programme, soit un montant largement supérieur au prix d’un avion de combat F-35, estimé à environ 80 millions de dollars l’unité. L’avion est aujourd’hui considéré comme un élément clé des capacités de surveillance et de contrôle opérationnel de Tsahal, notamment dans les opérations menées au Moyen-Orient.

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