Moyen-Orient

Iran : Israël bombarde des cibles militaires stratégiques, Téhéran poursuit ses tirs de missiles

Parmi les installations visées figure un complexe souterrain utilisé, selon les autorités militaires israéliennes, pour le stockage et la production de missiles balistiques

4 minutes
7 mars 2026

ParJohanna Afriat

Iran : Israël bombarde des cibles militaires stratégiques, Téhéran poursuit ses tirs de missiles
Frappes israéliennes en Iran Photo : Réseaux sociaux 27A

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Israël a intensifié ses frappes contre des infrastructures militaires iraniennes dans la nuit de vendredi à samedi, tandis que l’Iran poursuivait ses tirs de missiles balistiques en direction du territoire israélien et adressait de nouvelles mises en garde aux pays européens susceptibles de s’impliquer dans le conflit.

Selon l’armée israélienne, plus de 80 avions de chasse ont participé à une vaste opération aérienne visant plusieurs installations militaires à Téhéran et dans le centre de l’Iran. Au total, environ 230 bombes auraient été larguées sur des cibles considérées comme stratégiques, notamment des sites liés au programme balistique iranien.

Le chef de l'armée de l'air, le major-général Tomer Bar, a lui-même participé vendredi à une mission de frappe en Iran, aux commandes d'un avion de chasse F-15.

Parmi les installations visées figure un complexe souterrain utilisé, selon les autorités militaires israéliennes, pour le stockage et la production de missiles balistiques. Le site abriterait également des bunkers et des installations de commandement où opéraient des centaines de soldats des forces armées iraniennes.

L’armée israélienne indique par ailleurs avoir frappé d’autres infrastructures associées au programme de missiles, dont des installations de lancement et des dépôts d’armement. L’attaque aurait également touché l’Imam Hossein University, une académie militaire liée au Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI), que Tsahal décrit comme un site utilisé notamment comme base de rassemblement et réserve opérationnelle.

Les frappes ont également visé l’Aéroport international de Mehrabad, à Téhéran. Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré d’importants incendies et des colonnes de fumée s’élevant au-dessus du site après les bombardements.

Selon l’armée israélienne, seize avions utilisés par la Force Qods du CGRI auraient été détruits lors de cette opération. Les autorités israéliennes affirment que cet aéroport servait de plateforme logistique pour l’acheminement d’armes et de fonds vers des groupes alliés de Téhéran au Moyen-Orient, notamment le Hezbollah libanais. D’autres infrastructures militaires de l’aéroport ainsi que plusieurs chasseurs iraniens auraient également été touchés.

Par ailleurs, Tsahal affirme avoir frappé un centre de commandement majeur de la défense aérienne du CGRI à Téhéran. Selon l’armée, cette installation jouait un rôle central dans la surveillance de l’espace aérien iranien et la coordination des systèmes de défense antiaérienne.

Pendant que ces frappes se poursuivaient en Iran, Téhéran a continué de lancer des missiles balistiques vers Israël. Plusieurs salves ont été tirées dans la nuit et au cours de la journée de samedi, déclenchant à plusieurs reprises les sirènes d’alerte dans différentes régions du pays.

Des alertes ont notamment été signalées à Jérusalem, à Beersheva ainsi que dans le nord du pays. Aux alentours de 6h20, une nouvelle salve a déclenché les sirènes à Tel Aviv et dans d’autres zones du centre d’Israël.

Chaque barrage ne comprenait toutefois qu’un nombre limité de projectiles, dont la majorité aurait été interceptée par les systèmes de défense aérienne. Les services de secours n’ont signalé ni blessés ni impacts directs.

Vendredi soir déjà, plusieurs tirs avaient entraîné le déclenchement d’alertes dans le centre du pays. Le délai entre l’alerte précoce et les sirènes s’est cependant révélé plus court que lors d’attaques précédentes, parfois réduit à une ou deux minutes.

L’armée israélienne explique cette réduction du temps de préavis par des facteurs opérationnels liés à la détection des lancements et à la trajectoire des missiles. Selon le Commandement du front intérieur, la durée d’alerte peut varier en fonction des conditions de détection et du stade de vol des projectiles.

Dans ce contexte d’escalade, le conflit entre Israël et l’Iran entre désormais dans sa deuxième semaine, tandis que Téhéran a également averti les pays européens contre toute implication directe dans la guerre.

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