Le président iranien Massoud Pezeshkian a présenté ce samedi des excuses publiques aux pays arabes du Golfe pour les attaques menées par l’Iran depuis le début du conflit régional, affirmant que Téhéran ne nourrissait aucune hostilité à leur égard et ne souhaitait pas voir la guerre s’étendre à l’ensemble de la région.
Dans une allocution télévisée diffusée par les médias d’État, le chef de l’exécutif iranien a reconnu que des centaines de missiles balistiques et de drones avaient été tirés vers plusieurs pays voisins au cours de la première semaine de guerre. Il a expliqué que ces opérations visaient avant tout à répondre aux frappes américaines et israéliennes contre des installations iraniennes, et non à cibler les États du Golfe eux-mêmes.
Le président iranien a indiqué que le conseil de direction intérimaire iranien avait décidé de cesser les attaques contre les pays voisins, à condition qu’aucune opération militaire ne soit menée contre l’Iran depuis leur territoire. Il a également appelé les États de la région à coopérer afin de préserver la sécurité collective et d’éviter une escalade incontrôlable.
« Nous considérons les pays du Golfe comme nos frères et nos partenaires régionaux », a-t-il déclaré, appelant au dialogue et à la retenue.
Dans le même temps, Pezeshkian a rejeté les exigences de capitulation formulées par le président américain Donald Trump, qualifiant cette perspective de « rêve illusoire ». Il a assuré que l’Iran continuerait de résister à toute pression extérieure et de défendre sa souveraineté.
Cependant, quelques minutes seulement après la diffusion de ce discours conciliant, de nouvelles attaques ont été signalées dans plusieurs pays du Golfe, soulignant les contradictions apparentes entre la rhétorique officielle de Téhéran et la situation sur le terrain.
Des explosions ont ainsi été entendues au Bahrain et au Qatar, tandis qu’aux Emirats arabes unis, un objet aérien — probablement un drone — a explosé à proximité de l'aéroport international de Dubai. L’incident a entraîné une suspension temporaire des opérations dans ce hub aérien majeur, le plus fréquenté au monde pour le trafic international.
Selon les autorités émiraties, la défense aérienne a intercepté la grande majorité des projectiles détectés au-dessus du pays. Sur les seize missiles balistiques tirés vers les Émirats arabes unis samedi, tous sauf un auraient été interceptés, le dernier étant tombé en mer. Sur les 121 drones détectés, 119 ont été abattus, tandis que deux sont tombés sur le territoire émirati.