Le conflit a provoqué une flambée des prix du pétrole, déplacé des centaines de milliers de civils et fragilisé la stabilité du Golfe. Mais pour Moscou, cette situation pourrait représenter une opportunité stratégique.
La Russie, qui entretient des relations étroites avec Téhéran, a condamné les frappes menées par les États-Unis et Israël le 28 février, qualifiées d’« acte d’agression militaire prémédité contre un État souverain ». Le président Vladimir Poutine a également dénoncé la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, qu’il a décrite comme un « assassinat cynique ».
La guerre pourrait servir plusieurs intérêts russes. Elle détourne l’attention internationale de l’invasion de l’Ukraine et pousse les prix de l’énergie à la hausse.
La hausse du pétrole pourrait en effet générer des revenus supplémentaires pour Moscou. Avant la guerre, la Russie vendait son pétrole avec une décote de 10 à 13 dollars par baril. Aujourd’hui, selon Reuters, il se vend avec une prime de 4 à 5 dollars.