Depuis le lancement de l’opération « Rugissement du Lion » le 28 février, une question commence à inquiéter économistes et responsables politiques : combien cette guerre va-t-elle coûter à Israël ?
Selon plusieurs estimations économiques citées par Ynet et Reuters, le coût total des premières semaines du conflit pourrait déjà atteindre entre 20 et 30 milliards de shekels, en incluant à la fois les dépenses militaires directes et les pertes économiques liées à la guerre.
Des opérations militaires extrêmement coûteuses
Une grande partie de la facture provient des opérations militaires elles-mêmes. Les frappes aériennes à longue distance, la mobilisation de dizaines de milliers de réservistes et la logistique militaire représentent des dépenses considérables.
Mais ce sont surtout les systèmes de défense antimissile qui pèsent lourd. Les interceptions de missiles balistiques et de drones par les systèmes Arrow, Fronde de David ou Dôme de fer coûtent plusieurs millions de dollars chacune. Dans une guerre marquée par des salves répétées de missiles iraniens, ces coûts peuvent s’accumuler très rapidement.
Une économie partiellement ralentie
Au-delà des dépenses militaires, la guerre a également un impact direct sur l’économie. Le ministère des Finances estime que les restrictions liées au conflit coûtent environ 9 milliards de shekels par semaine à l’activité économique.
La fermeture partielle du système éducatif, la mobilisation massive des réservistes et le ralentissement de certains secteurs pèsent sur la production et la consommation.
Budget de défense et déficit en discussion
Face à cette situation, le Premier ministre Benyamin Netanyahou et le ministre des Finances Bezalel Smotrich ont engagé des discussions pour augmenter le budget de la défense et modifier le budget de l’État pour 2026.
Selon Ynet, Netanyahou serait favorable à une augmentation limitée du budget militaire, tout en acceptant un élargissement du déficit budgétaire. L’objectif du gouvernement est de financer l’effort de guerre sans provoquer une explosion immédiate des dépenses publiques.