Les opérations sont structurées autour d’une séparation géographique et opérationnelle claire. Chaque armée agit dans des espaces définis et selon des fenêtres d’intervention précises afin d’éviter toute interférence dans un théâtre d’opérations extrêmement dense.
Cette organisation permet de maintenir une pression militaire constante sur les infrastructures iraniennes tout en garantissant une sécurité maximale pour les forces engagées.
La coopération israélo-américaine repose aussi sur une synchronisation rigoureuse des opérations. Les missions sont planifiées à l’avance afin que chaque armée sache précisément quand intervenir et dans quelle zone.
La planification se fait à deux niveaux : une organisation détaillée sur environ cinq jours, qui détermine les frappes et les objectifs immédiats et une vision stratégique sur près de trois semaines, permettant d’adapter la campagne militaire en fonction de l’évolution de la situation.
Ce système vise à exploiter au mieux les capacités de chaque armée tout en évitant les chevauchements d’opérations.
Du côté israélien, la coordination avec Washington est pilotée par la brigade Tevel de Tsahal, unité chargée de la coopération militaire internationale. Dans le cadre du conflit actuel, elle joue un rôle central dans la gestion opérationnelle entre les deux pays. Des cellules de coordination communes, réunissant officiers israéliens et américains, travaillent au sein des structures du renseignement militaire et de l’armée de l’air. Leur mission consiste à connecter les capacités opérationnelles des deux armées, analyser les renseignements et déterminer les cibles.