La tension monte à la frontière entre la Syrie et le Liban. Selon l’armée syrienne, ces tirs auraient visé directement ses positions. Damas affirme également avoir observé l’arrivée de renforts du Hezbollah le long de la frontière syro-libanaise. « Nous suivons la situation et évaluons les mesures nécessaires. L’armée syrienne ne tolérera aucune agression contre la Syrie », a déclaré l’état-major.
Ces tensions s’inscrivent dans un contexte plus large. Depuis la chute du régime de Bachar al-Assad, le nouveau pouvoir syrien mène une politique active pour réduire l’influence du Hezbollah et de l’axe iranien en Syrie, considérés comme une menace pour la stabilité du pays. Sur ce point, Damas et la nouvelle direction libanaise semblent partager certains intérêts. Le président libanais Joseph Aoun a lui aussi appelé à un désarmement du Hezbollah. Lors d’une rencontre récente avec des responsables européens et arabes, Ahmad al-Sharaa a affirmé que la Syrie soutenait la position de Beyrouth visant à mettre fin à l’arsenal du mouvement chiite.
Cette évolution inquiète profondément le Hezbollah. Le quotidien libanais Al-Akhbar, proche de l’organisation, s’interroge ouvertement sur les intentions de Damas. Selon des sources militaires citées par le journal, le déploiement syrien à la frontière ne ressemble pas à une posture défensive, mais pourrait préparer une opération contre le Hezbollah. Certains évoquent même la possibilité qu’al-Sharaa attende un feu vert pour intervenir au Liban. Le journal évoque également la crainte d’une coordination indirecte entre la Syrie et Israël contre le mouvement pro-iranien.
Dans ce contexte régional explosif, Israël continue parallèlement ses opérations militaires contre le Hezbollah. Selon des sources de sécurité citées dans la presse libanaise, l’armée israélienne entend poursuivre ses actions contre l’organisation, indépendamment de l’évolution de la guerre régionale. Israël maintiendrait notamment son objectif d’élargir la zone tampon dans le sud du Liban jusqu’à environ sept kilomètres, et envisage des opérations spéciales dans la vallée de la Bekaa, afin de frapper des infrastructures liées aux missiles balistiques et aux drones du Hezbollah.
Sur le terrain, la situation reste extrêmement volatile. L’armée israélienne poursuit ses frappes contre des positions du Hezbollah dans l’est du Liban, tandis que le chef d’état-major israélien a ordonné de renforcer le commandement nord, avec le transfert du groupement de combat de la brigade Golani depuis la bande de Gaza vers la frontière libanaise.
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