Résultat : les importateurs multiplient déjà les promotions, et une vague de baisses de prix sur les véhicules électriques chinois pourrait s’amplifier dans les prochains mois. La semaine dernière, l’importateur israélien de BYD a présenté deux versions mises à jour de ses modèles Seal et Sealion 7, avec une baisse de prix d’environ 20 000 shekels. Officiellement, il s’agit d’un repositionnement tarifaire.
Mais en réalité, cette réduction s’inscrit dans une tendance plus large liée au marché mondial. Les constructeurs chinois comme BYD, Geely, Chery ou Great Wall Motors exportent désormais une part croissante de leur production. Dans certains cas, plus de la moitié des véhicules vendus quittent la Chine, en raison d’une concurrence interne extrêmement intense. Or la guerre régionale bouleverse cet équilibre. Le Golfe Persique constitue un marché majeur pour les constructeurs chinois, notamment via les Emirats Arabes Unis et l’Iran, qui servent aussi de plateformes logistiques pour la distribution dans la région.
Mais les tensions militaires et l’instabilité maritime rendent désormais ces marchés beaucoup plus incertains, tandis que les chaînes d’approvisionnement et les routes commerciales sont perturbées. Dans ce contexte, Israël devient un marché alternatif attractif pour écouler les véhicules. Les données récentes montrent déjà une hausse marquée des importations : près de 30 000 voitures ont été importées en février, soit une augmentation de plus de 120 % par rapport à l’année précédente.
Parallèlement, les importateurs multiplient les stratégies commerciales : remises directes sur certains modèles, ventes « zéro kilomètre » à prix réduit et promotions exceptionnelles, parfois même destinées aux automobilistes dont le véhicule a été endommagé par des tirs de missiles.