Un sondage publié lundi met en lumière un climat préoccupant dans les universités britanniques, notamment pour les étudiants juifs. Commandée par l’Union des étudiants juifs (UJS), l’enquête révèle qu’environ un étudiant sur cinq au Royaume-Uni se dit réticent à l’idée de partager un logement avec un étudiant juif, certains allant jusqu’à exclure catégoriquement cette possibilité.
Réalisée par l’institut JL Partners entre le 26 janvier et le 4 février auprès de 1 000 étudiants issus de 170 établissements, l’étude dresse un tableau plus large des tensions sur les campus. Près d’un quart des personnes interrogées (23 %) déclarent avoir été témoins d’incidents visant des étudiants juifs en raison de leur identité. Ce chiffre grimpe à 39 % parmi ceux qui participent régulièrement à des manifestations pro-palestiniennes.
L’enquête souligne également la présence fréquente de discours controversés dans l’espace universitaire. Près de la moitié des répondants affirment avoir entendu des slogans ou chants faisant l’éloge d’organisations interdites comme le Hamas ou le Hezbollah, ou justifiant les attaques du 7 octobre 2023. Parmi les étudiants les plus engagés dans les mobilisations, cette proportion atteint plus des trois quarts. Par ailleurs, 82 % des étudiants considèrent que le slogan appelant à « mondialiser l’intifada » relève de l’antisémitisme.
Les perturbations du quotidien universitaire sont également mises en avant. Une majorité d’étudiants estime que les manifestations ont eu un impact sur leurs études, notamment en raison de blocages ou d’annulations de cours. Beaucoup expriment leur opposition aux actions entravant l’accès aux enseignements.
Le rapport de l’UJS décrit une dégradation progressive des conditions de vie des quelque 10 000 étudiants juifs au Royaume-Uni depuis l’attaque du 7 octobre, évoquant une « normalisation » de l’antisémitisme sur les campus. Il cite notamment des propos discriminatoires relayés sur les réseaux sociaux, ainsi que des contenus visuels glorifiant des figures ou actions liées au Hamas.
L’étude s’intéresse aussi aux perceptions de l’antisémitisme et de la liberté d’expression. Une part non négligeable des étudiants interrogés ne considère pas comme antisémite l’affirmation selon laquelle les Juifs contrôlent les médias, proportion encore plus élevée lorsque le terme « sionistes » est utilisé. De même, plus d’un quart estime que demander l’exclusion des « sionistes » des campus n’est pas problématique. Enfin, 16 % jugent que la glorification des attaques du 7 octobre devrait être protégée au nom de la liberté d’expression.
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