Au lendemain de la frappe de missile qui a touché un quartier résidentiel de la ville d'Arad, dans le sud d'Israël, le maire Yair Maayan a dénoncé le non-respect des consignes de sécurité par une partie des habitants, estimant que « le temps nécessaire pour se mettre à l’abri était suffisant ».
L’attaque, survenue samedi soir, a impliqué un projectile équipé d’une ogive d’environ une demi-tonne, qui a frappé directement le sol à proximité d’immeubles d’habitation. Huit bâtiments ont été endommagés, certains gravement, et des dizaines de personnes ont été blessées, pour la plupart légèrement. Aucune victime mortelle n’est à déplorer.
Selon le maire, l’absence d’explosion en surface a limité les dégâts : « Le missile a pénétré le sol et une grande partie de son énergie s’y est dissipée. Les dommages ont été causés par l’impact lui-même, sans dispersion d’éclats. »
« Dix minutes pour se mettre à l’abri »
Interrogé sur les circonstances de l'incident, Yair Maayan a expliqué qu’un relâchement de la vigilance avait contribué au bilan humain. « Nous avions reçu un avertissement environ dix minutes avant l’alarme. Il y avait largement le temps de se protéger, mais beaucoup ne l’ont pas fait », a-t-il déclaré.
Il attribue ce comportement à une certaine lassitude et à un trop plein de confiance après plusieurs jours d’alertes répétées sans incident majeur. « Les habitants ont probablement pensé qu’il s’agissait d’une nouvelle alerte sans conséquence. Certains sont restés chez eux sans rentrer dans la pièce protégée, d’autres se trouvaient encore à l’extérieur », a-t-il ajouté.
Le constat est sans appel, selon lui : « Ceux qui se trouvaient dans les abris n’ont pas été blessés. »