Alors que la guerre entre Israël, les États-Unis et l’Iran se poursuit, la Turquie intensifie ses efforts diplomatiques en coulisses pour tenter d’ouvrir une voie de désescalade Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a ainsi mené ces derniers jours une série d’entretiens avec ses homologues iranien et égyptien, Abbas Araghchi et Badr Abdelatty, ainsi qu’avec des responsables américains et européens, dont la cheffe de la diplomatie de l’Union européenne, Kaja Kallas. Objectif affiché : explorer les conditions d’un arrêt des hostilités.
Cette initiative s’inscrit dans la ligne diplomatique d’Ankara, qui cherche à maintenir une position d’équilibre, sans s’aligner clairement sur aucun des camps. La Turquie tente ainsi de capitaliser sur ses relations à la fois avec l’Occident et avec certains acteurs régionaux pour s’imposer comme un canal de dialogue.
Lors d’une tournée récente dans les pays du Golfe -Arabie saoudite, Qatar et Émirats arabes unis- Hakan Fidan a également relayé les inquiétudes croissantes des monarchies du Golfe. Selon lui, ces États redoutent une escalade durable et estiment que le conflit pourrait encore se prolonger deux à trois semaines, tout en soulignant le rôle central des États-Unis dans son évolution.
Ankara met également en garde contre toute tentative de déstabilisation interne de l’Iran. Le chef de la diplomatie turque a rejeté fermement les scénarios évoquant une guerre civile ou une fragmentation du pays selon des lignes ethniques ou religieuses, qualifiant ces hypothèses de « dangereuses illusions ». La Turquie insiste au contraire sur la nécessité de préserver l’intégrité territoriale iranienne et appelle à la poursuite des négociations. Elle se dit même prête à accueillir un éventuel cycle de discussions entre les parties.
Derrière cette offensive diplomatique se dessine aussi une rivalité stratégique. Le rapprochement étroit entre Israël et les États-Unis limite la marge de manœuvre d’Ankara, qui peine à peser directement sur les décisions de Washington. Dans ce contexte, la Turquie cherche à se repositionner comme acteur incontournable, tout en critiquant implicitement la stratégie occidentale dans le conflit.
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