Le ton change à Beyrouth. Dans un entretien accordé à la chaîne saoudienne Al-Hadath, le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé qu’il ne céderait pas au « chantage » du Hezbollah, tout en assurant ne pas vouloir de confrontation directe avec l’organisation. Il a également confirmé que l’initiative de négociations avec Israël restait, selon lui, sur la table, avec deux objectifs affichés : un cessez-le-feu et un retrait israélien du Liban.
Mais c’est surtout un autre passage de l’entretien qui retient l’attention. Nawaf Salam a déclaré que le Liban n’accepterait pas d’être de nouveau utilisé comme base pour attaquer des pays arabes, avant d’accuser des membres des Gardiens de la révolution iraniens de se trouver sur le sol libanais avec de faux passeports, de manière illégale. Cette accusation, formulée publiquement par le chef du gouvernement libanais, marque une prise de distance rare et explicite à l’égard de l’emprise iranienne au Liban.
Salam a aussi expliqué que la guerre actuelle n’était pas le choix du Liban et a imputé au Hezbollah une responsabilité directe dans l’escalade, estimant que ses tirs ont lourdement affaibli le pays et mis en cause la crédibilité du gouvernement. Il a insisté sur la volonté de l’exécutif de limiter les armes à l’État, malgré les menaces du Hezbollah.
Pour Israël, ces déclarations sont loin d’être anodines. Elles suggèrent qu’au cœur même du pouvoir libanais, certains cherchent désormais à distinguer plus clairement les intérêts du Liban de ceux du Hezbollah et de l’Iran. Sans annoncer de rupture, Nawaf Salam envoie un signal politique fort : la question libanaise ne se résume plus seulement à un face-à-face militaire sur la frontière nord, mais aussi à une lutte interne sur l’identité stratégique du pays.
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