Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie, Fatih Birol, n'a pas mâché ses mots. Face à la flambée de la crise énergétique mondiale, alimentée par le conflit en Iran et le blocage du détroit d'Ormuz, il a mis en garde contre une situation sans précédent dans l'histoire moderne de l'énergie.
Pour Birol, la gravité du choc actuel dépasse celle des deux crises pétrolières qui avaient ébranlé l'économie mondiale dans les années 1970 — les deux réunies. « Aucun pays ne sera à l'abri », a-t-il averti.
Sur le plan des dégâts concrets, Birol a révélé qu'une quarantaine d'installations énergétiques au Moyen-Orient avaient été sévèrement endommagées.
Face à l'urgence, l'AIE explore plusieurs leviers d'action. Des consultations sont engagées avec des gouvernements asiatiques et européens pour envisager le déblocage de réserves stratégiques de pétrole. Une option que Birol n'exclut pas de mettre en œuvre si la situation l'exige. Mais la priorité reste, selon lui, la réouverture du détroit d'Ormuz — passage névralgique par lequel transite une part considérable du pétrole mondial —, seule mesure susceptible de desserrer durablement l'étau sur les marchés.
Le baril de Brент a bondi de près de 1,75 %, franchissant le seuil des 113 dollars, tandis que le brut américain WTI a lui aussi dépassé la barre symbolique des 100 dollars — un niveau qui n'avait plus été atteint depuis plusieurs années.
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