''De bonnes discussions productives'': c'est ainsi que le Président américain a présenté hier (lundi) les contacts renouvelés entre son administration et le régime iranien.
Parallèlement, au moins vers l'extérieur, l'Iran maintient sa ligne ferme et refuse de céder sur ses conditions de sortie de guerre.
Notons qu'à ce stade, aucune discussion directe n'a encore eu lieu entre les États-Unis et l'Iran.
En Israël on doute qu'un accord puisse être trouver avec l'Iran. Un haut responsable estime que les positions des deux parties sont trop éloignées pour déboucher sur un accord : ce que l'Iran considère comme son minimum incompressible ne coïnciderait pas avec le maximum que Trump serait prêt à concéder.
Ce même responsable dresse un tableau de l'évolution de la stratégie iranienne : Téhéran serait passé d'une ambition d'anéantissement d'Israël à une logique d'usure, avant de se replier aujourd'hui sur une posture de pure survie. Un effondrement des ambitions qui, paradoxalement, ne facilite pas nécessairement la négociation — un régime acculé pouvant se montrer aussi imprévisible qu'intransigeant.
Pour Israël, les conditions d'un accord acceptable sont claires: l'exportation hors d'Iran de l'uranium enrichi et le démantèlement des capacités balistiques du pays. Si le régime iranien acceptait de renoncer à ces deux piliers de sa puissance — considérés comme ses « assurances-vie » —, cela serait perçu comme un résultat historique. À court terme, une telle issue permettrait d'écarter ce que l'armée de l'air qualifie ouvertement de menace existentielle. À long terme, tout dépendra de la solidité de l'accord et, surtout, de sa capacité à être appliqué dans la durée.
Selon une source bien informée citée par le quotidien israélien Hayom, la coordination entre Jérusalem et Washington est totale.
Dans ce contexte, le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a annoncé cette nuit sur CNN qu'Islamabad est prête à accueillir des pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis. Des sources citées par Reuters ont précisé que de telles négociations directes pourraient se tenir sur le sol pakistanais dès cette semaine. Une initiative qui reste à confirmer.
A Jérusalem donc, on ne parie pas sur une issue rapide : l'état-major se prépare non seulement à la poursuite des frappes, mais à leur intensification contre des cibles du régime iranien — du moins tant qu'aucune instruction contraire ne sera donnée.
L'armée de l'air israélienne continue de mener des raids massifs sur le territoire iranien. Chaque jour qui passe permet de dégrader davantage les capacités nucléaires et balistiques de Téhéran. Dans les milieux sécuritaires, la consigne est claire : exploiter pleinement la fenêtre d'opportunité qui précède tout éventuel accord.
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