Alors que Riyad vient de soutenir publiquement la poursuite de la guerre contre le régime islamique iranien, Doha envoie un message presque inverse. Le Qatar affirme que la guerre doit désormais être stoppée par la diplomatie et appelle les deux camps à revenir sans attendre à la table des négociations, sur fond de rumeurs persistantes autour de possibles contacts entre les États-Unis et l’Iran.
Mais Doha fixe aussi une limite nette : pas question, pour l’heure, de se poser en médiateur. Son porte-parole, Majed al-Ansari, a précisé qu’aucune initiative qatarie n’était en cours entre les parties. Cette prudence n’efface pas la portée politique du message : au sein même du camp sunnite, tous ne lisent pas la guerre de la même manière. Riyad semble encore penser en termes de rapport de force ; Doha, lui, commence déjà à parler de sortie.
Dans le même temps, le Pakistan a affirmé être prêt à accueillir d’éventuels pourparlers entre Washington et Téhéran. Le Premier ministre Shehbaz Sharif a déclaré qu’Islamabad soutenait les efforts de dialogue visant à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et se disait disposé à servir de cadre à ces discussions.
Pour Jérusalem, cette séquence est importante. Elle montre que, si plusieurs puissances régionales partagent une même méfiance envers l’Iran, elles ne s’accordent pas sur la suite à donner à la guerre. Entre soutien à la pression militaire et volonté de préparer une issue diplomatique, le monde sunnite apparaît plus divisé qu’uni sur l’après-guerre.
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