Depuis plusieurs jours, les médias proches du régime islamique iranien diffusent le même message sous différentes formes : le pouvoir tient, la société suit, et la guerre n’a pas brisé la République islamique. Selon Mehr News Agency et le Tehran Times, les femmes mobilisées dans les actions de solidarité, les rassemblements nocturnes dans plusieurs villes et les slogans de fidélité au Guide suprême doivent montrer une chose simple : malgré les frappes américaines et israéliennes, le régime conserve encore une base de soutien visible, disciplinée et prête à occuper la rue.
Ce que Téhéran tente de faire est assez clair. D’abord, rassurer son propre camp en montrant que le front intérieur ne s’effondre pas. Ensuite, décourager ses adversaires en leur envoyant le message qu’ils ne provoqueront pas de soulèvement populaire à court terme. Enfin, répondre au récit occidental et israélien selon lequel la guerre pourrait accélérer l’affaiblissement du régime. En mettant en scène des femmes pieuses, des familles présentes dans l’espace public et des hommes affichant leur loyauté, le pouvoir cherche à prouver qu’il contrôle encore non seulement les institutions, mais aussi la rue et l’image du pays.
Mais cette démonstration soulève aussi une autre lecture. Quand un régime insiste autant sur sa solidité, c’est souvent qu’il veut empêcher qu’un doute s’installe. Ces images peuvent refléter l’existence d’un noyau dur encore fidèle, mais elles peuvent aussi servir à masquer une fragilisation plus profonde. Pour Israël, l’enjeu est donc de ne pas se laisser impressionner par la seule mise en scène : derrière cette vitrine d’unité, la vraie question reste de savoir si le régime des mollahs montre sa force parce qu’il tient encore, ou parce qu’il craint précisément d’apparaître affaibli.
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