Les États-Unis tentent d’ouvrir un canal de négociation avec l’Iran, avec la médiation du Pakistan, de l’Égypte et de la Turquie. Une rencontre pourrait être organisée dès jeudi, sous réserve d’un accord final de Téhéran, qui n’a pas encore donné son feu vert.
Selon plusieurs sources, tout dépend désormais de la décision du nouveau leadership iranien, dont le fonctionnement reste flou. L’identité des interlocuteurs et le niveau des discussions ne sont pas encore arrêtés : Washington privilégierait des échanges à haut niveau, mais un format plus discret n’est pas exclu.
Malgré les signaux affichés par les Américains, Israël reste sceptique. Les services de renseignement estiment que les divergences demeurent profondes, notamment sur le programme balistique iranien et le soutien aux groupes armés. La proposition américaine en 15 points a été présentée de manière jugée trop optimiste, sans preuve concrète d’un réel engagement iranien.
Côté américain, on reconnaît en privé des difficultés à identifier des interlocuteurs fiables au sein d’un régime décrit comme désorganisé, où les circuits de décision restent incertains.